samedi 22 juin 2019

♪ 82 : Cités folles informatiques


« Il pleut ; c'est tout ce qu'il sait faire… » J'aime bien Brigitte Fontaine. Ce premier disque (ou second, mais elle a renié le premier) est poétique, accrocheur, très fantaisiste, parfois engagé mais léger et avec humour, concis, plein d'idées que j'aime. Une ou deux chansons ne semblent certes être conçues que pour être écoutées une fois (c'est le défaut des chansons à texte), mais avec les arrangements de Jean-Claude Vannier, le tout tient carrément bien la route. Ça date de 1968. La première édition vinyle avait des petites taches de couleur incrustées dans le disque.





Sur un fond de drone nocturne, un chant plutôt mélancolique. La musique s'enrichit d'une vielle à roue. Une belle association de musiques contemporaines et anciennes, le lien paraît si évident qu'on ne les distingue plus, comme si on se trouvait hors du temps. RASA est une seule piste d'une demi-heure, signée CHVE soit Colin H. Van Eeckhout — membre de plein de groupes qui vont folk au metal, le plus connu étant Amenra. Je n'ai toujours pas écouté l'album d'Amenra que j'avais téléchargé il y a des années, mais je trouve que RASA est un superbe EP ! Si vous aimez The Remote Viewer de Coil, jetez-y une oreille.


Il existe aussi une version live, 10910, où la même piste est raccourcie puis se fond en une reprise du “Petit chevalier” de Nico et en “Charon”, troisième phase avec des percussions sombres et profondes. À vous de voir laquelle vous préférez ; 10910 est plus populaire mais “Le petit chevalier” perd de sa belle simplicité, je crois que je préfère la version studio.




Autre disque monopiste (j'aime vraiment beaucoup les disques monopistes !): Blackened Cities de Mélanie de Biaisio. 25 minutes entre post-rock et jazz vocal, rythmé, plutôt planant, mélancolique, avec un crescendo qui reste discret à l'arrière-plan. Ça peut rappeler un peu Talk Talk par certains côtés. C'est moins noir que le titre et la pochette ne pourraient le laisser supposer, même s'il y a bien quelques accents sombres ; par contre ça collerait très bien pour une virée en ville ou dans un train, quand il n'y a pas grand monde, la tête dans les rêves.





Ideepsum de Sublee est un album d'une efficacité et d'une élégance remarquables. Une musique électronique en apparence minimaliste, mais avec des grooves carrément efficaces tout le long (soit : de la tech house qui ressemble à de la techno minimale) — et qui fonctionne pour toutes humeurs et tous degrés d'attention : en musique de fond, ce sont les rythmes qui dominent tout, super fluides et entraînants, quand on y prête attention on se rend compte que les détails sont parfaitement travaillés. Ça me fait penser à ce que disait je ne sais pas qui sur le design, soit que le meilleur est invisible. Transparent, mais sans jamais être lassant ni ignorable. Ce n'est pas si évident que cela d'y arriver !




Traduction (sans doute inutile) de ce post du blog IP's Ancient Wonderworld, parce que je ne voyais pas de raison de modifier le texte :

« Dans mes recherches pour documenter les débuts de l'histoire de l'informatique, j'ai déniché une autre perle rare des premiers jours. Voici l'histoire de Philips Technisch Tijdschrift Jaarg. 24 (1962) No. 4/5 „Rekengeluiden Van Pascal“, étonnante capsule temporelle audio dont l'importance fut largement ignorée jusqu'ici.

Nous sommes en 1960. Après des débuts plutôt poussifs, la révolution informatique prend son essor aux Pays-Bas. Au laboratoire Natuurkundig à Eindhoven, Philips vient d'achever la construction de leur deuxième ordinateur, le Philips Akelig Snelle Calculator (soit : calculateur Philips méchamment rapide), ou PASCAL pour faire court.

Le chef du labo de l'époque, un certain W. Nijenhuis, avait eu l'idée d'installer un petit amplificateur et un haut-parleur sur le PASCAL afin de détecter les interférences radioélectriques générées par la machine. Comme on pouvait s'y attendre, les choses suivirent leur cours habituel : le but du haut-parleur était certes de diagnostiquer des problèmes de la machine, mais on découvrit rapidement que l'on pouvait en tirer parti pour générer de la musique. Et monsieur Nijenhuis, plutôt que de réprimander son équipe qui avait perdu un précieux temps de calcul, décida d'enregistrer ces “rekengeluiden” (sons de calculs) sur 45 tours.

Une image de la bête. Mouais, y'a plus joli quand même.
Ainsi naquit “Rekengeluiden van PASCAL”. La face A du disque contient des enregistrements de la machine durant des opérations normales, avec les sons mécaniques également produits par le calculateur. De même sur la première piste de la face B, où l'on entend PASCAL calculer un nombre premier. À l'écoute de ces enregistrements, on peut comprendre où commença l'engouement pour les disques d'enregistrements d'interférences radio : ces algorithmes ne produisent pas de simples bip-boup aléatoires mais des sons qui ont une certaine beauté, et rappellent certaines compositions modernes de bytebeat.

La deuxième piste de la face B est une jolie interprétation d'un menuet de Mozart. Mais Nijenhuis ne s'arrête pas là. La dernière piste de la face B, “Stochastische melodie“, va plus loin — elle n'est pas seulement jouée mais également composée par l'ordinateur.

Le disque fut distribué en bonus avec la revue interne de l'entreprise, le Philips Technisch Tijdschrift du printemps 1962. Les chances d'en trouver un exemplaire aujourd'hui sont quasiment nulles ; heureusement, une âme charitable a mis en ligne une version mp3. J'espère que vous apprécierez cet enregistrement unique dans l'histoire de l'informatique ! »

… D'une pierre deux coups, je viens de découvrir l'existence du bytebeat ! (Et c'est le disque le plus court et le plus anecdotique au niveau musical qui a droit au texte le plus long ce mois-ci, du coup.)

dimanche 16 juin 2019

Mondes digitaux (1)


Dans mon enfance, ce que j'aimais plus que tout, c'était les jeux vidéo. Surtout les jeux de plate-forme sur Super Nintendo et Megadrive (c'était un peu le genre principal), mais aussi Myst et Riven sur ordinateur, des jeux où l'on pouvait explorer librement et en solitaire des univers mystérieux… Je n'ai jamais réussi à résoudre les énigmes (super tordues), mais le sentiment d'immersion était impressionnant.



Aujourd'hui, je joue moins, mais j'aime toujours beaucoup m'évader dans ces autres univers. C'est même la raison principale pour laquelle je joue, plus que par défi ou autre !


Mon adolescence a été transformée par internet. C'est grâce au web que j'ai commencé à m'épanouir, à pouvoir m'exprimer comme je le voulais, à prendre ma liberté — c'est là que j'ai pu développer mes centres d'intérêt, rencontrer d'autres personnes qui les partagent. On m'a souvent dit que j'étais une personne très différente sur internet et « en vrai » — et de fait, j'étais super timide en vrai, le genre à ne rien oser dire ni faire, alors que sur internet je me lâchais. Encore aujourd'hui, ma vie sociale, c'est internet avant tout.




J'ai pu construire une personnalité sur internet qui me plaît plus que celle du monde physique. (On dit parfois “meatspace” en anglais ! Je ne sais pas s'il y a un équivalent français courant… « espace-viande » ça sonne assez dégueu, ou comme un nom de rayon de supermarché.)

Aujourd'hui, internet a largement perdu de son aspect utopique, et surtout perdu sa qualité d'autre monde à explorer, à bâtir. C'est devenu une extension du monde physique et on a du mal à s'y cacher. Il faut quitter les sentiers battus pour être un peu tranquille avec, par exemple, des forums et sites à l'ancienne… ça reste possible.

J'ai eu pas mal de chance de naître en 1985 et de pouvoir explorer l'internet de l'an 2000. J'aurais bien aimé connaître l'internet d'avant aussi, mais c'était très lent et avec des connexions tarifées à l'heure ! Pas d'images haute résolution, pas de vidéos… nettement plus austère.


Lié à tout ça, il y a un courant qui me tient aussi à cœur et qui a aussi nourri mon imagination, c'est le cyberpunk. Serial Experiments: Lain, Neuromancer, Ghost in the Shell. Une vidéo cool sur le sujet (en anglais), l'idéal que ça pouvait représenter et qu'on a un peu perdu :




… J'ai re-regardé Serial Experiments: Lain il y a quelques mois. C'est toujours génial, touchant, effrayant. Et toujours pertinent. Tout est sur Youtube si vous ne l'avez jamais vu.

mercredi 22 mai 2019

♪ 81 : L'écho des miaulements de la machine dénaturée

Nature Denatured and Found Again est une œuvre massive (quatre heures de musique), conceptuelle, expérimentale, et pourtant presque légère à l'écoute. Si vous aimez les sons de la nature et les musiques expérimentales minimalistes, je vous la conseille.

De 2011 à 2015 se déroula le projet flussaufwärtstreiben : cinq jours par an, six musiciens se promenèrent le long d'un affluent du Danube. Ils écoutèrent les sons environnants, chacun s'intallait à un endroit donné pour y jouer de son instrument ou un enregistrement donné. Ce qui forma le matériau de base de Nature Denatured and Found Again, quintuple album où chaque disque se base sur une année du projet et un concept, le tout se voulant (entre autres) une illustration des changements dans notre environnement.

C'est la nature qui tient le rôle principal ici, les instruments n'étant qu'un élément presque secondaire ; il y a même deux disques dont ils sont complètement absents. Mais le traitement des enregistrements, avec coupures, superpositions, juxtapositions, donne à chaque piste un caractère distinct. Plusieurs instruments utilisent aussi des drones ou autres ondes sinusoïdales, ce qui donne un aspect clinique / analytique. En fait, Nature Denatured and Found Again traite autant de notre environnement que de notre manière de l'écouter… Je vous conseille de suivre la musique avec le livret, qui explique le projet et chaque piste en détail ! Cerise sur le gâteau, toutes ces musiques peuvent s'écouter normalement ou simultanément, il y a plein de configurations possibles.




… Et pour continuer avec les mêmes artistes mais en intérieur :

Le collectif Wandelweiser (où l'on retrouve donc Michael Pisaro, Jürg Frey, Manfred Werder, Radu Malfatti et pas mal d'autres) est connu pour ses compositions expérimentales très minimalistes, avec beaucoup de silence, souvent conceptuelles. C'est du « réductionnisme », genre dont je n'ai entendu parler qu'étonnamment tard alors que ça fait des décennies que j'aime le lowercase ! Disons que c'est l'étape suivante après Morton Feldman et Jakob Ullmann (que j'aime beaucoup), et une alternative aux compositions numérotées de John Cage (auxquelles je n'accroche pas pour le moment).

Wandelweiser und so weiter est un gros coffret de six disques dans lequel j'aime bien piocher un peu au hasard, comme dans le méga-coffret Improvised Music from Japan. Drones, notes éparses, dissonances, silences, c'est souvent étonnamment simple tout en étant résolument inhabituel. Certaines pistes me laissent de marbre (“‘t’ aus ‘etwas (lied)’” par exemple, une des pistes les plus « foutage de gueule » de toute ma musicothèque… ce qui n'est pas peu dire). Mais beaucoup d'autres sont légères, intrigantes et très agréables. Undertows par exemple, le cinquième disque, est vraiment beau.

Vous pouvez aussi lire cet article signé Michael Pisaro, où il décrit un peu le collectif. Cet article du New Yorker (en anglais) en parle aussi (attention, le nombre de visites sur le site est limité).




Les scénarios d'effondrement de notre civilisation deviennent de plus en plus probables. Tous les rapports sur le changement climatique, les extinctions d'espèces sont plus alarmants les uns que les autres. Et parmi les humains, le ressentiment, la colère, le mépris et la haine semblent gagner partout, les protestations, l'extrême droite, l'autoritarisme. Honnêtement, aujourd'hui, se taper un bulletin d'informations c'est se faire du mal ; tout semble désespérant. Du coup j'écoute Drone Machines d'Author & Punisher. Plus d'une heure de drone metal industriel, massif, brutal, un son qui combine rage humaine et matière sonore insensible, implacable, qui écrase tout. C'est plus du médicament qu'une musique que j'aurai envie d'écouter souvent, mais dans le genre, ça le fait.

Demain, je regarderai un dessin animé à la Ghibli plutôt ! Si vous avez des recommandations, je prends.




L'EP électronique du mois, c'est Clarence Mews de Late Night Approach. C'est de l'electro (pour rappel : genre dérivé du hip hop, proto-techno à l'origine, avec souvent un son synthétique qui rappelle la science-fiction un peu rétro). Ça envoie carrément, tout dans les rythmes, aucun temps mort, et comme je ne sais pas décrire les rythmes et que tout le reste est « équilibré », je vais m'arrêter là.

Allez voir en passant les pochettes du label (Klakson), j'aime beaucoup l'idée — à chaque fois une photo en noir et blanc d'une scène de la vie quotidienne où le titre du disque est inclus « en vrai » !




Souvent, une esquisse est plus belle qu'un dessin fini. World of Echo d'Arthur Russell me fait un peu l'effet d'un disque entier d'esquisses ; rien ne s'y pose vraiment, tout ressemble à des débuts ou à des fins d'enregistrements plus classiques, des sons qui reviennent et disparaissent… C'est aussi comme un album acoustique minimaliste, mais avec des effets de réverbération ou de guitares saturées. Qui prennent ici des aspects dépouillés. Word of Echo est un album léger, sans vrai moment fort, mais qui marque. Je ne connais pas d'autres disques qui lui ressemblent vraiment.




La jolie pochette avec un album que je n'ai pas écouté à l'intérieur du mois :  苟且ラブ de 100回嘔吐. C'est de la J-pop au Vocaloid, l'artiste qui a fait le dessin s'appelle kumamiso. J'avais pas envie d'écouter de la J-pop au Vocaloid, du coup j'ai écouté Paul's Boutique des Beastie Boys plutôt. C'était bien !

vendredi 10 mai 2019

Rêves 46, 47 et 48

Utilisations inhabituelles d'aliments dans mes rêves :


Avoir un orgasme en posant les phalanges de ses trois mains sur du marc de café chaud.



Construire un igloo en pâte de gâteau.



Voguer sur la rivière en utilisant un pain de seigle géant en guide de radeau.

lundi 29 avril 2019

♪ 80 : Les murs de la cité s'inclinent et descendent vers la roche noire

Yugen Blakrok – Anima Mysterium (2019)
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J'aime les musiques qui, sous des airs austères, révèlent des teintes cachées. Anima Mysterium est un album de hip hop gris - irisé, avec une MC au flow monocorde mais dynamique, une belle voix, une production atmosphérique nocturne (un peu trip hop ?), des thèmes mystiques quasiment psychédéliques. “Picture Box”, la piste la plus immédiate, est géniale et ce n'est pas la seule. Les clips avec leurs personnages surnaturels filmés dans la pénombre illustrent bien l'univers.

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Bows – Blush (1999)
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Pas la première fois que ça m'arrive d'avoir un coup de cœur teinté de nostalgie pour un album de trip hop… et je sens que celui-ci pourrait devenir un de mes albums préférés. Blush est crépusculaire, mais n'a ni menace, ni amertume ni larmes ; c'est plutôt un album tendre et introspectif. Parfois c'est même proche de la dream pop, mais avec des beats hip hop et parfois jungle*. Séducteur sans être trop évident. L'un des membres de Bows est Luke Sutherland, qui a aussi fait partie d'un groupe de post-punk nommé Long Fin Killie, si ça vous dit quelque chose (perso je ne connais pas encore) !

* D'ailleurs c'est quoi la différence entre jungle et drum and bass ? Une recherche internet rapide me dit qu'il n'y en a pas vraiment..?




f(x) – 4 Walls (2015)
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C'est moi ou les artistes de Corée sont en vogue ces derniers temps ? Dans plein de genres différents : Peggy Gou, Yaeji, Park Jiha, Mid-Air Thief… enfin il me semble. Toujours est-il que j'ai écouté mon premier disque de K-pop et que j'ai franchement aimé. Il y a encore quelques années, « K-pop » ça m'évoquait surtout des boys bands et girls groups, plus populaires pour leur apparence que pour leur son (qui me donnait tout de suite envie de fuir), mais ce serait ridicule de penser qu'aucun bon groupe de pop n'existe dans le pays.

4 Walls en tout cas est carrément réussi. Rien de révolutionnaire dans le style, c'est de la dance-pop / électropop avec un peu de hip hop, 100 % compatible radio, ou comme l'écrit flyingwill (fan malgré l'image du genre) : de la « musique pop aseptisée ultra-speedée pour midinettes écervelées ». Mais c'est carrément bon. 35 minutes de mélodies qui font mouche et des rythmes qui font danser, dans les grandes lignes comme dans les détails ; pas d'entourloupe, pas de ballades à la noix, sur les dix pistes il y en a neuf que je garde et quatre qui sont de vrais bijoux.




Scott Walker – Tilt (1995)
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La mort de Scott Walker me touche quand même. J'avais hâte d'entendre ce qu'il allait sortir ensuite…

Sa carrière était hors du commun. Dans les années 60, de la belle pop baroque, en solo comme au sein des Walker Brothers (avec de magnifiques pistes sur Scott 4 notamment). Une grosse baisse dans les années 70 avec des albums de reprises que tout le monde ignore aujourd'hui(, que je n'ai jamais écoutés) et qu'il considère lui-même comme ses « années perdues ». Un quasi-silence radio dans les années 80, à part quelques pistes sur Nite Flights et l'album Climate of Hunter, qui changent déjà nettement de style — plus sombres, plus expérimentales, ambiguës… et avec du rock aussi, ce qui ne durera pas. Puis une renaissance sombre et expérimentale qui débutera en 1995 et se poursuivra ensuite, avec des disques uniques : théâtraux (Tilt), effrayants (The Drift), complètement fous (Bish Bosch).

Je fais toujours écouter Scott 4 aux personnes qui ne connaissent pas et ne se passionnent pas pour la musique expérimentale (même s'il y a des pistes que j'aime nettement plus que d'autres dessus). J'ai eu un beau coup de cœur pour Climate of Hunter, puis pour Bish Bosch… à sa mort j'ai replongé dans Tilt, et je crois que c'est encore celui-là que je préfère, toujours aussi séduisant et mystérieux.




Unknown Damage – Fish City Seasons (2019)
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Un album de house printanier voire estival, avec des inspirations deep house, hip hop… et la moitié des sons qui proviennent de fontes sonores de jeux vidéo ! Ce sont les timbres de Mother 3, Donkey Kong Country, Kirby 64, la série Spyro entre autres que l'on retrouve, plus subtil que du chiptune ou des références directes. Ça groove bien, c'est concis (38 minutes en tout), très fluide, on dirait un mini-mix.

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Darren Harper – Descend (2010)
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Un bon album d'ambient aux sons plutôt naturels, relativement sombre mais c'est l'obscurité du soir plutôt que quoi que ce soit de mauvais augure que l'on ressent. Classique mais de bonne facture, et disponible gratuitement !

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