Dernièrement, j’ai écouté :

À écouter du début à la fin, les pistes peuvent difficilement se séparer. À la fin, vous risquez de frôler la déprime, mais si vous êtes comme moi, vous en redemanderez quand même !
(Évitez le CD 3” bonus, très dispensable et qui ne colle pas du tout à l’atmosphère de l’album.)

Ça a donné notamment le dyptique You Are My Everlovin' / Celestial Power, deux pistes de trois quarts d'heure chacune : du drone aux accents très folk, très ruraux, qui peut rappeler étrangement des musiques traditionnelles d’autres pays (… ou alors c’est juste moi).
Évidemment, il faut aimer les drones : oreilles impatientes s'abstenir ! Mais
jetez-y au moins une oreille, c'est intéressant.

Les titres et la pochette sont d’inspiration (même plus que « d’inspiration », d’ailleurs) fétichiste… Je ne sais pas du tout si c’est censé se retrouver dans la musique aussi. Bondage Woman m’apparaît comme tout sauf une musique sensuelle ou évocatrice d’une quelconque sexualité, mais qui sait ? Peut-être que ça l’est pour une fétichiste.
En tout cas je ne peux que recommander cet album, hélas le seul qu’ait jamais sorti Anna Gardeck.
Two Solo Pieces de Jon Gibson est un de mes nouveaux disques minimalistes préférés. Je ne vais pas m’aventurer à essayer de décrire cette musique en détail, et encore moins de l’analyser, j’en serais incapable — je dirai juste que la première piste, “Cycles”, comporte vingt-trois minutes de drones d’orgue qui évoluent très lentement entre harmonies et dissonances (plus calme et moins hypnotique que les compositions similaires de Charlemagne Palestine), et que les quatre pistes suivantes (sur l’édition CD) deviennent progressivement de plus en plus « mélodiques », pour arriver à la magnifique “Song 1”, l’une de mes compositions préférées du genre.
La seule chose que je reproche à ce disque, c’est la deuxième piste à la flûte alto, jolie mais qui traîne en longueur.
Vu que j’aime le minimalisme et les drones en général, et qu’Eleh a dédicacé plusieurs de ses disques à des pointures que j’aime beaucoup comme Éliane Radigue ou Charlemagne Palestine, j’ai voulu écouter Floating Frequencies/Intuitive Synthesis…
Mais je crois que là, j’atteins mes limites. C’est tellement minimaliste que les sillons des éditions vinyle, à ce qu’il paraît, dessinent des motifs réguliers visibles sur la surface des disques. C’est tellement minimaliste que je n’arrive pas à savoir si j’aime un peu Eleh ou pas du tout, ni même s’il m’intéresse. C’est presque comme écouter du silence, ou regarder une toile abstraite qui… qui représenterait cette pochette, en fait, sans le dessus : un cercle blanc sur fond noir. Rien de plus.

(Pas que ça risque d’arriver très souvent, vous me direz.)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire