vendredi 24 mai 2013
lundi 20 mai 2013
Continuons à jouer avec Geoguessr (2)
(Le début est ici.)
6.
Le ciel a beau être très bleu et la pelouse bien verte, les zones commerciales, ça me rend morose. Ces hangars de grandes marques qui sont tout ce qu'il y a à voir, ces voitures partout, ces grandes étendues de bitume qui nous font nous sentir petits… c'est un lieu de vie pour les voitures, pas pour les gens. Je ne sais pas si qui que ce soit aime ce genre d'endroit. Peut-être qu'un architecte de génie avec un budget fou pourrait faire construire une jolie zone commerciale, genre à Dubaï chez les ultra-ultra-riches ? Je ne sais pas. (Faudrait que j'aille voir à quoi ressemble Dubaï sur Google Map Earth View, tiens.)
Sinon bon, il y a des drapeaux canadiens de l'autre côté, deux panneaux avec le nom de la ville et même le nom des rues, donc c'est pas dur de trouver là où on est. Mais j'aimerais bien que la prochaine image du Canada soit plus jolie, il y a de magnifiques coins dans ce pays !
(Je ne cherche pas à obtenir pile poil le bon endroit à chaque fois, mais j'aurais peut-être pu pour le coup — histoire de voir si on peut avoir un autre message que « You missed by… ».)
7.
Nous sommes en Italie. Un bus me fonce dessus, aaah, je vais mourir, enfin non, pas moi, mais le monsieur Google qui prend les photos va mourir. Méchant bus. Pourquoi tu fonces sur monsieur Google ? : (
Voici quelques-uns des commentaires des clients au sujet de l'hôtel quatre étoiles qu'on voit dans le fond sur TripAdvisor :
(Bon, OK, j'ai inventé les trois dernières.)
Quoi qu'il en soit, je vous déconseille de dormir dans cet hôtel qui suce avec des fourmis.
8.
Salut toi ! ヽ(*・ω・)ノ
C'est vraiment la cambrousse ici. Le paysage n'est pas vilain, y'a plein d'arbres et il fait beau.
Les toits rouillés sur les maisons ne sont pas du meilleur effet cela dit.
[…]
Je suis près de Rădăuți, une ville du județ de Suceava en Roumanie. J'ai demandé au cheval comment on faisait pour prononcer « Rădăuți » avec le T cédille et les croissants sur les A, il m'a répondu « prrrffrfrfrft » par le nez en secouant la crinière. Ça ne doit pas être facile à prononcer tous les jours.
Sinon j'ai fait un tour rapide à Rădăuți, j'y ai vu exactement trois personnes avant de tomber sur le panneau de sortie. Cela dit, mon sens de l'orientation est tellement mauvais que j'ai peut-être fait cinquante mètres avant de ressortir par l'entrée sans le faire exprès.
9.
Ah, ça j'aime ! Le soleil, la mer, la montagne et la ville en même temps : que demander de plus ?
Il y a même des arbres et un type qui danse en moonwalk quand on regarde de l'autre côté :
et un bateau avec une peinture murale quelques mètres plus loin :
Je sens bien l'Islande, je ne sais pas pourquoi, une intuition comme ça. Ou la Norvège peut-être. Je visiterais bien cet endroit en tout cas.
“Øyaveien”, c'est du norvégien. Ou du danois. (Le danois, c'est comme du norvégien, mais prononcé de manière bizarre et inintelligible.)
On est aux îles Lofoten, un archipel norvégien (près du cercle polaire). Et là, c'est le village de Ballstad, municipalité de Vestvågøy. Ce qui me paraît toujours plus facile à prononcer que Rădăuți.
10.
Arrêtez avec vos routes, bon dieu. En plus elle est floue cette route. Floue et terne. ಠ_ಠ
11.
Oh oui. Du soleil, plein d'arbres et la mer comme ça, ça donne envie de s'installer dans un hamac avec un bon bouquin et de ne rien faire de l'après-midi, non ? Ça donne envie de partir en vacances là-bas en tout cas…
… même si la végétation prend une drôle d'allure quelques mètres plus loin. La stabilité du plan dimensionnel de ce coin laisse à désirer.
Enfin bref, on est en Nouvelle-Zélande, et j'ai envie d'aller en Nouvelle-Zélande maintenant.
Salut toi.
12.
C'est pas vilain comme vue. Pas vilain du tout.
Apparemment, la boutique de la nonne Checca vend des paninis et des… bibites. Je ne parle pas un mot d'italien et je ne sais pas ce que c'est qu'une bibite. Ces bouteilles remplies d'un liquide jaune en-dessous des alcools dans la vitrine sont-elles des bibites ?
… je ne ferai pas de commentaire ; madame la nonne peut faire ce qu'elle veut avec ses bibites, je passe mon chemin.
Ah ben on est à Capri.
Du coup c'est fini.
Mais si vous n'avez toujours rien de mieux à faire de votre après-midi, vous pouvez lire la suite de ces fabuleuses inventures virtuelles ici → (3).
6.
Le ciel a beau être très bleu et la pelouse bien verte, les zones commerciales, ça me rend morose. Ces hangars de grandes marques qui sont tout ce qu'il y a à voir, ces voitures partout, ces grandes étendues de bitume qui nous font nous sentir petits… c'est un lieu de vie pour les voitures, pas pour les gens. Je ne sais pas si qui que ce soit aime ce genre d'endroit. Peut-être qu'un architecte de génie avec un budget fou pourrait faire construire une jolie zone commerciale, genre à Dubaï chez les ultra-ultra-riches ? Je ne sais pas. (Faudrait que j'aille voir à quoi ressemble Dubaï sur Google Map Earth View, tiens.)
Sinon bon, il y a des drapeaux canadiens de l'autre côté, deux panneaux avec le nom de la ville et même le nom des rues, donc c'est pas dur de trouver là où on est. Mais j'aimerais bien que la prochaine image du Canada soit plus jolie, il y a de magnifiques coins dans ce pays !
(Je ne cherche pas à obtenir pile poil le bon endroit à chaque fois, mais j'aurais peut-être pu pour le coup — histoire de voir si on peut avoir un autre message que « You missed by… ».)
7.
Nous sommes en Italie. Un bus me fonce dessus, aaah, je vais mourir, enfin non, pas moi, mais le monsieur Google qui prend les photos va mourir. Méchant bus. Pourquoi tu fonces sur monsieur Google ? : (
Voici quelques-uns des commentaires des clients au sujet de l'hôtel quatre étoiles qu'on voit dans le fond sur TripAdvisor :
« Les couloirs qui mènent aux chambres sont carrelées (et chaque matin, j'ai trouvé au moins un bug écrasé) »
« Les portes étaient brun, laid, et bosselés. »
« L'espace «accueil» se compose d'un long, laid, couloir vide, avec des canapés délavé et pleins de moustiques. »
« La nourriture préparée pour le congrès a été vraiment floués et très médiocre qualité. Il y avait molletons de poussière dans les couloirs et l'hôtel n'était pas très propre. »
« Il y avait une espèce de fourmis partout dans le mobilier. »
« Suce. Fortement déconseillée. »
« Ma chambre s'est cassée quand je suis rentré dedans. »
« Il y avait cadavre de Benito Mussolini dans ma chambre. Il était morte depuis soixante-dix ans et était juste seulement squelette, mais ne sentait encore pas bon. Et le café au petit déjeûner était froide. Je ne reviendrai pas. »
« Le portier du hôtel a essayé de jouer au poker avec mon chien, et ensuite m'a demandé de régler la dette du chien qui avait perdu. Mon chien a juste dit ouaf. Ce personnel sont malhonnête. »
(Bon, OK, j'ai inventé les trois dernières.)
Quoi qu'il en soit, je vous déconseille de dormir dans cet hôtel qui suce avec des fourmis.
8.
Salut toi ! ヽ(*・ω・)ノ
C'est vraiment la cambrousse ici. Le paysage n'est pas vilain, y'a plein d'arbres et il fait beau.
Les toits rouillés sur les maisons ne sont pas du meilleur effet cela dit.
[…]
Je suis près de Rădăuți, une ville du județ de Suceava en Roumanie. J'ai demandé au cheval comment on faisait pour prononcer « Rădăuți » avec le T cédille et les croissants sur les A, il m'a répondu « prrrffrfrfrft » par le nez en secouant la crinière. Ça ne doit pas être facile à prononcer tous les jours.
Sinon j'ai fait un tour rapide à Rădăuți, j'y ai vu exactement trois personnes avant de tomber sur le panneau de sortie. Cela dit, mon sens de l'orientation est tellement mauvais que j'ai peut-être fait cinquante mètres avant de ressortir par l'entrée sans le faire exprès.
9.
Ah, ça j'aime ! Le soleil, la mer, la montagne et la ville en même temps : que demander de plus ?
Il y a même des arbres et un type qui danse en moonwalk quand on regarde de l'autre côté :
et un bateau avec une peinture murale quelques mètres plus loin :
Je sens bien l'Islande, je ne sais pas pourquoi, une intuition comme ça. Ou la Norvège peut-être. Je visiterais bien cet endroit en tout cas.
“Øyaveien”, c'est du norvégien. Ou du danois. (Le danois, c'est comme du norvégien, mais prononcé de manière bizarre et inintelligible.)
On est aux îles Lofoten, un archipel norvégien (près du cercle polaire). Et là, c'est le village de Ballstad, municipalité de Vestvågøy. Ce qui me paraît toujours plus facile à prononcer que Rădăuți.
10.
Arrêtez avec vos routes, bon dieu. En plus elle est floue cette route. Floue et terne. ಠ_ಠ
11.
Oh oui. Du soleil, plein d'arbres et la mer comme ça, ça donne envie de s'installer dans un hamac avec un bon bouquin et de ne rien faire de l'après-midi, non ? Ça donne envie de partir en vacances là-bas en tout cas…
… même si la végétation prend une drôle d'allure quelques mètres plus loin. La stabilité du plan dimensionnel de ce coin laisse à désirer.
Enfin bref, on est en Nouvelle-Zélande, et j'ai envie d'aller en Nouvelle-Zélande maintenant.
Salut toi.
12.
C'est pas vilain comme vue. Pas vilain du tout.
Apparemment, la boutique de la nonne Checca vend des paninis et des… bibites. Je ne parle pas un mot d'italien et je ne sais pas ce que c'est qu'une bibite. Ces bouteilles remplies d'un liquide jaune en-dessous des alcools dans la vitrine sont-elles des bibites ?
… je ne ferai pas de commentaire ; madame la nonne peut faire ce qu'elle veut avec ses bibites, je passe mon chemin.
Ah ben on est à Capri.
Du coup c'est fini.
Mais si vous n'avez toujours rien de mieux à faire de votre après-midi, vous pouvez lire la suite de ces fabuleuses inventures virtuelles ici → (3).
mardi 14 mai 2013
Jouons un peu avec Geoguessr (1)
Je ne sais pas si vous connaissez GeoGuessr ? C’est un jeu tout simple qui part d’une très bonne idée : on se retrouve dans un endroit au hasard pris en photo par Google Maps (Google Earth? Google Street View? je ne sais plus, je les confonds), et il faut deviner là où on est sur la planète.
J’aime bien ce jeu.
Je vais vous raconter mes parties.
On va dire que ce sera mon premier “Let’s Play” (et probablement mon dernier, aussi).
1.
Oh, des montagnes ! On doit être… euh… autre part que dans la Beauce.
Je cliquerais bien sur la flèche blanche jusqu'à être dans les montagnes parce que ça doit être joli là-haut, mais ça prendrait sans doute des heures et des heures, donc je vais me contenter de cliquer trois mètres plus loin sur la route histoire de voir si je tombe sur un panneau indicateur.
Je manque d'ambition, sans doute.
Manifestement, on est dans un pays anglophone où l'on peut entrer dans un point de vue et se procurer un seau lent.
Pays anglophone, montagnes… je vais mettre mon pointeur au pif quelque part aux États-Unis. Enfin, quelque part près des montagnes.
Bon ben c'est cool, j'étais sur le bon continent et presque dans le bon pays. Je considère ça comme un bon score.
2.
Hum… Vu ce drapeau, je crois que je suis… aux États-Unis. Ou alors c'est bien imité. Regardons autour de nous…
OK, on est à Clichéville USA. De grosses bagnoles, des grandes routes, des grands panneaux, un casino… Sûr que si je continuais plus loin vers le coucher de soleil je finirais par tomber sur un cowboy républicain en train de manger un hamburger et d'intenter un procès absurde à quelqu'un en s'exclamant “Yeee-haw!”.
Et si quelqu'un lançait une bombe nucléaire ici, ça finirait par ressembler à Fallout: New Vegas.
(Je taquine, je taquine.)
Il y a écrit “Winnemucca” sur le panneau à droite, c'est sans doute le nom de la ville ?
Sans doute.
Je vais tricher avec Google pour voir où est Winnemucca, du coup.
Bingo. Quel talent fou j’ai pour ce jeu !
3.
Peut-être qu'un botaniste expert saurait reconnaître ces arbres et déterminer dans quelle région on est à partir de cette information, mais moi, le seul arbre que je sais reconnaître, c'est le bouleau parce que ça ressemble à un dalmatien. Et le sapin parce qu'il y a des boules de noël et des guirlandes dessus. Ce qui, dans la situation présente, ne m'avance pas beaucoup.
D'ailleurs il y a un arbre qui a bougé lors de la prise de vue apparemment, il est tout flou. Ou alors c'est un phénomène paranormal.
Allons voir de plus près ces bidules rouges au loin :
Décidément j'ai de la chance cette fois-ci. On est à Isokuruntie, là où les boîtes aux lettres sont rouges. À moins qu'il ne s'agisse de poubelles.
Isokuruntie, c'est un drôle de nom long et plein de voyelles, ça sonne finlandais.
Je vais demander confirmation à mon ami Google.
[…]
J'ai un bon pif pour reconnaître le finlandais ! On est bien en Finlande. Vous savez désormais où vous rendre si jamais la perspective de voir ces boîtes-aux-lettres-poubelles rouges et cet arbre flou en vrai vous fait rêver. Merci GeoGuesser.
4.
Facile, on est au Japon. Je sais même déchiffrer le truc qu'il y a écrit sur le panneau juste devant ! (Bon, je ne vais pas trop frimer non plus, mes connaissances en japonais se limitent à trois-quatre phrases et à l'alphabet katakana, qui sert à transcrire les mots étrangers en les déformant.) Allez, je vais regarder aux alentours pour voir à quoi ça ressemble, j'aime bien le Japon.
C'est drôle, cette pierre près du pont. Il y a écrit “Komakibashi”. Je vais chercher ça sur Google Images, tiens, avec un peu de chance c'est le nom de l'endroit…
[…]
… OK, j'ai rien dit, Google Images pour “Komakibashi” donne ça comme résultat :
(quelle horreur)
(je sens que je vais voir cette image dans un cauchemar un de ces jours maintenant)
… C'est ça aussi, le Japon. Hum. Essayons plutôt le truc qu'il y avait écrit sur le panneau. エンゼルパーク, c'est un nom étranger qui se prononce “enzélu pâku”, j'imagine “Enzel Park” ou un truc du genre. Google, tu dis quoi ?
[…]
Enzélu = angel… j'aurais dû y penser. Bon ben Angel Park au Japon, donc.
Apparemment j'ai trouvé le mauvais Angel Park au Japon.
5.
Bienvenue à Banal Land ! L'endroit où il y a des routes qui ressemblent à des routes, des arbres qui ressemblent à des arbres, un pont qui ressemble à un pont et un cours d'eau qui ressemble à un cours d'eau. Salut merci bonsoir.
Donc là, j'ai le choix : soit je mets mon pointeur n'importe où au pif, soit j'essaie de trouver des indices.
… Tiens, j'ai une idée de génie : je vais suivre la bagnole devant pour voir si je peux lire sa plaque d'immatriculation ! (en éspérant que ça ne soit pas un touriste égaré à Banal Land)
[…]
[…]
[…]
Donc oui, je suis bête, j'aurais dû y penser : la bagnole devant va aussi vite que la bagnole de monsieur Google qui prend les photos.
Bon, je vais continuer quand même, au bout d'un moment je tomberai peut-être sur un indice.
[…]
[…]
[…]
Walkman 110 ? Minimum 110 ? Wilhelm 110 ? Ça ne me dit rien du tout. Je continue.
[…]
[…]
[…]
Toujours rien. Je pense que je vais me planter joliment sur celle-là.
Allez, je mets mon pointeur au pif quelque part, j'en ai marre de cliquer sur cette route ennuyeuse, ça me rappelle les longs voyages en voiture et j'ai toujours détesté les longs voyages en voiture.
Mon pointeur tombe au pif près de Klubinský Potok, en Slovaquie.
Aurai-je de la chance ?
Ah ben non, c'était au Canada. Je ne pense pas assez au Canada.
En même temps, comment pouvais-je reconnaître le Canada sans trappeurs, sans neige et sans caribous ?
* * * * La suite ici → ICI.
J’aime bien ce jeu.
Je vais vous raconter mes parties.
On va dire que ce sera mon premier “Let’s Play” (et probablement mon dernier, aussi).
1.
Oh, des montagnes ! On doit être… euh… autre part que dans la Beauce.
Je cliquerais bien sur la flèche blanche jusqu'à être dans les montagnes parce que ça doit être joli là-haut, mais ça prendrait sans doute des heures et des heures, donc je vais me contenter de cliquer trois mètres plus loin sur la route histoire de voir si je tombe sur un panneau indicateur.
Je manque d'ambition, sans doute.
Manifestement, on est dans un pays anglophone où l'on peut entrer dans un point de vue et se procurer un seau lent.
Pays anglophone, montagnes… je vais mettre mon pointeur au pif quelque part aux États-Unis. Enfin, quelque part près des montagnes.
Bon ben c'est cool, j'étais sur le bon continent et presque dans le bon pays. Je considère ça comme un bon score.
2.
Hum… Vu ce drapeau, je crois que je suis… aux États-Unis. Ou alors c'est bien imité. Regardons autour de nous…
OK, on est à Clichéville USA. De grosses bagnoles, des grandes routes, des grands panneaux, un casino… Sûr que si je continuais plus loin vers le coucher de soleil je finirais par tomber sur un cowboy républicain en train de manger un hamburger et d'intenter un procès absurde à quelqu'un en s'exclamant “Yeee-haw!”.
Et si quelqu'un lançait une bombe nucléaire ici, ça finirait par ressembler à Fallout: New Vegas.
(Je taquine, je taquine.)
Il y a écrit “Winnemucca” sur le panneau à droite, c'est sans doute le nom de la ville ?
Sans doute.
Je vais tricher avec Google pour voir où est Winnemucca, du coup.
Bingo. Quel talent fou j’ai pour ce jeu !
3.
Peut-être qu'un botaniste expert saurait reconnaître ces arbres et déterminer dans quelle région on est à partir de cette information, mais moi, le seul arbre que je sais reconnaître, c'est le bouleau parce que ça ressemble à un dalmatien. Et le sapin parce qu'il y a des boules de noël et des guirlandes dessus. Ce qui, dans la situation présente, ne m'avance pas beaucoup.
D'ailleurs il y a un arbre qui a bougé lors de la prise de vue apparemment, il est tout flou. Ou alors c'est un phénomène paranormal.
Allons voir de plus près ces bidules rouges au loin :
Décidément j'ai de la chance cette fois-ci. On est à Isokuruntie, là où les boîtes aux lettres sont rouges. À moins qu'il ne s'agisse de poubelles.
Isokuruntie, c'est un drôle de nom long et plein de voyelles, ça sonne finlandais.
Je vais demander confirmation à mon ami Google.
[…]
J'ai un bon pif pour reconnaître le finlandais ! On est bien en Finlande. Vous savez désormais où vous rendre si jamais la perspective de voir ces boîtes-aux-lettres-poubelles rouges et cet arbre flou en vrai vous fait rêver. Merci GeoGuesser.
4.
Facile, on est au Japon. Je sais même déchiffrer le truc qu'il y a écrit sur le panneau juste devant ! (Bon, je ne vais pas trop frimer non plus, mes connaissances en japonais se limitent à trois-quatre phrases et à l'alphabet katakana, qui sert à transcrire les mots étrangers en les déformant.) Allez, je vais regarder aux alentours pour voir à quoi ça ressemble, j'aime bien le Japon.
C'est drôle, cette pierre près du pont. Il y a écrit “Komakibashi”. Je vais chercher ça sur Google Images, tiens, avec un peu de chance c'est le nom de l'endroit…
[…]
… OK, j'ai rien dit, Google Images pour “Komakibashi” donne ça comme résultat :
(quelle horreur)
(je sens que je vais voir cette image dans un cauchemar un de ces jours maintenant)
… C'est ça aussi, le Japon. Hum. Essayons plutôt le truc qu'il y avait écrit sur le panneau. エンゼルパーク, c'est un nom étranger qui se prononce “enzélu pâku”, j'imagine “Enzel Park” ou un truc du genre. Google, tu dis quoi ?
[…]
Enzélu = angel… j'aurais dû y penser. Bon ben Angel Park au Japon, donc.
Apparemment j'ai trouvé le mauvais Angel Park au Japon.
5.
Bienvenue à Banal Land ! L'endroit où il y a des routes qui ressemblent à des routes, des arbres qui ressemblent à des arbres, un pont qui ressemble à un pont et un cours d'eau qui ressemble à un cours d'eau. Salut merci bonsoir.
Donc là, j'ai le choix : soit je mets mon pointeur n'importe où au pif, soit j'essaie de trouver des indices.
… Tiens, j'ai une idée de génie : je vais suivre la bagnole devant pour voir si je peux lire sa plaque d'immatriculation ! (en éspérant que ça ne soit pas un touriste égaré à Banal Land)
[…]
[…]
[…]
Donc oui, je suis bête, j'aurais dû y penser : la bagnole devant va aussi vite que la bagnole de monsieur Google qui prend les photos.
Bon, je vais continuer quand même, au bout d'un moment je tomberai peut-être sur un indice.
[…]
[…]
[…]
Walkman 110 ? Minimum 110 ? Wilhelm 110 ? Ça ne me dit rien du tout. Je continue.
[…]
[…]
[…]
Toujours rien. Je pense que je vais me planter joliment sur celle-là.
Allez, je mets mon pointeur au pif quelque part, j'en ai marre de cliquer sur cette route ennuyeuse, ça me rappelle les longs voyages en voiture et j'ai toujours détesté les longs voyages en voiture.
Mon pointeur tombe au pif près de Klubinský Potok, en Slovaquie.
Aurai-je de la chance ?
Ah ben non, c'était au Canada. Je ne pense pas assez au Canada.
En même temps, comment pouvais-je reconnaître le Canada sans trappeurs, sans neige et sans caribous ?
* * * * La suite ici → ICI.
jeudi 9 mai 2013
mercredi 1 mai 2013
Top 100
… et puis tenez, je rajoute la liste de mes 100 albums préférés, indépendamment de leur date : http://www.zimina.net/top100/ !
Le meilleur disque de 1980, mon disque préféré de 1981, le plus grand album de 1982, le plus beau disque de 1983, mon album favori sorti en 1984, le disque de l’année 1985, l’album le plus marquant de 1986, l’album de 1987 qui me fait le plus vibrer, l’album que je préfère en 1988, et j’ai la flemme de trouver des synonymes et paraphrases comme ça pour chaque année mais ça va jusqu'à l'an dernier sauf si j'ai arrêté de mettre à jour :
Petit exercice un peu futile : faire une liste comprenant son album préféré de chaque année depuis son année de naissance. Ou depuis plus loin. Histoire de se remémorer un peu ce qui est sorti de bon telle ou telle année… (Ça se fait plutôt vite avec RYM.)
(Ça m'a pris du temps quand même parce que j'ai voulu faire ça bien, en images, et tout et tout.)
Afin de moduler un petit peu ma liste, j'ai rajouté des ex æquo et secondes places les années où trop de disques me tenaient à cœur (cliquez pour voir en entier) :
Sans surprise, 1996 fut la meilleure année du monde. Et Coil fut le meilleur groupe du monde. Sauf au début des années 80 où c'était les Talking Heads.
Parmi les surprises, je ne m’attendais pas à voir une évolution dans les pochettes au fil du temps… tout est très coloré au début, puis les couleurs virent au terne, au beige et au vert-de-gris. Je ne sais pas si c’est un hasard ou si ça reflète aussi les tendances de l'époque.
[edit] J’ai rajouté les années 1980 à 1984. Je connais encore trop mal les années 70, 60 et 50 pour remonter plus loin… peut-être un jour.
[autre edit] J’ai eu du mal pour 2013, il y a eu pas mal de bons albums intéressants mais je n’en ai trouvé aucun qui soit vraiment un disque « majeur ». Du coup j’en ai mis trois parmi mes préférés, mais ils se feraient détrôner par n’importe lequel des années précédentes !
[edit cresson]
(Ça m'a pris du temps quand même parce que j'ai voulu faire ça bien, en images, et tout et tout.)
Afin de moduler un petit peu ma liste, j'ai rajouté des ex æquo et secondes places les années où trop de disques me tenaient à cœur (cliquez pour voir en entier) :
Sans surprise, 1996 fut la meilleure année du monde. Et Coil fut le meilleur groupe du monde. Sauf au début des années 80 où c'était les Talking Heads.
Parmi les surprises, je ne m’attendais pas à voir une évolution dans les pochettes au fil du temps… tout est très coloré au début, puis les couleurs virent au terne, au beige et au vert-de-gris. Je ne sais pas si c’est un hasard ou si ça reflète aussi les tendances de l'époque.
[edit] J’ai rajouté les années 1980 à 1984. Je connais encore trop mal les années 70, 60 et 50 pour remonter plus loin… peut-être un jour.
[autre edit] J’ai eu du mal pour 2013, il y a eu pas mal de bons albums intéressants mais je n’en ai trouvé aucun qui soit vraiment un disque « majeur ». Du coup j’en ai mis trois parmi mes préférés, mais ils se feraient détrôner par n’importe lequel des années précédentes !
[edit cresson]
samedi 27 avril 2013
test de jeu vidéo n° 35 : Suikoden V
L’autre jour (enfin, l’autre semaine… l’autre mois… d’octobre ou novembre jusqu’en mars, si je me souviens bien), j’ai fini Suikoden V.
Je suis dans une période régressive, j’aime les jeux longs et les RPGs en particulier, pour un peu j’aurais envie de revenir en 1995 et de dire à 2013 d’aller se faire foutre — et comme je n’ai pas de machine à voyager dans le temps sous la main, je compte bien épuiser le répertoire des bons J-RPGs de sixième génération en attendant que le temps remonte son cours ! Enfin, du moins ceux qu’on trouve encore sans devoir payer cent euros le disque. (Manque de pot, je risque d’arriver au bout de ce catalogue beaucoup plus tôt que ce que j’avais espéré… il faudra peut-être que je remonte jusqu’à la PS1.)
Suikoden V donc, bien reçu par la critique à l’époque, a deux ou trois grandes qualités — et à côté de ça des défauts difficilement pardonnables. J’ai passé une petite centaine d’heures dessus avec plaisir, et pourtant si je devais le noter, je lui donnerais, disons… treize sur vingt.
Suikoden V a :
Je suis dans une période régressive, j’aime les jeux longs et les RPGs en particulier, pour un peu j’aurais envie de revenir en 1995 et de dire à 2013 d’aller se faire foutre — et comme je n’ai pas de machine à voyager dans le temps sous la main, je compte bien épuiser le répertoire des bons J-RPGs de sixième génération en attendant que le temps remonte son cours ! Enfin, du moins ceux qu’on trouve encore sans devoir payer cent euros le disque. (Manque de pot, je risque d’arriver au bout de ce catalogue beaucoup plus tôt que ce que j’avais espéré… il faudra peut-être que je remonte jusqu’à la PS1.)
Suikoden V donc, bien reçu par la critique à l’époque, a deux ou trois grandes qualités — et à côté de ça des défauts difficilement pardonnables. J’ai passé une petite centaine d’heures dessus avec plaisir, et pourtant si je devais le noter, je lui donnerais, disons… treize sur vingt.
Suikoden V a :
· un gameplay avec de bonnes intentions mais des idées mal exploitées,
· une histoire classique mais tout à fait correcte,
· des graphismes franchement pauvres et ternes,
· une bande son de qualité variable mais agréable dans l’ensemble,
· et pour remonter le niveau, une pléthore de personnages attachants.
Quand j’écris « pléthore », lisez « 109 sans compter les PNJs ». Oui, 109 personnages jouables avec chacun leur propre histoire, leur propre style et leur propre personnalité ! Il y en a pour tous les goûts et c’est carrément réjouissant — surtout quand on compare avec d’autres grands jeux, comme les Final Fantasy récents qui semblent incapables de pondre un seul personnage mémorable (trop occupés à modéliser des costumes à la mode haute couture de 2050, ils oublient de mettre de vrais personnages dedans ?). Ça donne l’impression de jouer dans un « vrai » univers, qui est plus qu’un terrain de jeu ; et vers la fin, le château qui sert de QG à votre armée est tellement vaste qu’on peut passer plus d’une heure à en faire le tour en parlant aux personnages (le Normandy de Mass Effect 2, c’est tout petit à côté). J’aime ce genre de trucs. Et je pense que je me souviendrai un moment d’Egbert le noble déchu qui habite sous terre et pète un câble dès qu’on lui parle de l’autre famille en place, de Subala la pêcheuse « garçon manqué » irrévérencieuse, de Joséphine la fashion diva qui énerve tout le monde, de ce bon gros Logg et de sa fille Lun, ou encore de ce grand couillon d’Euram Barows, comploteur du dimanche et séducteur sans espoir.
Problème : il est impossible de trouver tous ces personnages recrutables sans suivre une soluce. Honnêtement. On ne peut même pas jouer normalement cinquante heures et se mettre à la recherche des persos ensuite : certains deviennent indisponibles si on réalise pas certaines actions improbables avant tel ou tel moment précis de l’histoire (genre retourner dans un donjon qu’on vient de finir à 100 % avant une bataille qui a lieu à l’autre bout du pays). Si au moins il y avait des indices pour nous mettre sur la piste… mais la plupart du temps, ça n’est même pas le cas.
Autre problème, ou plutôt choix discutable : sur les 109 persos recrutables, on ne peut en recruter au maximum que… 108. (Nombre sacré dans plusieurs religions.) Et le fait de devoir en laisser un de côté n’est pas justifié par l’histoire ni rien, c’est juste un choix arbitraire à faire. Bluh.
Le système de combat maintenant… ou plutôt les systèmes de combat, parce qu’il y en a trois : (1) combats classiques au tour par tour, (2) duels en temps réel, (3) batailles à grande échelle en temps réel.
(1) Le système de combat au tour par tour a beau ne pas être complètement générique, il est mal conçu. Les subtilités peuvent tout simplement être ignorées la plupart du temps : il suffit d’avoir un niveau correct, d’acheter des potions de soin par dizaines et d’aiguiser les armes des personnages et c’est bon : on peut appuyer sur « Auto » ou « Attaque » à chaque fois sans réfléchir. Sur toute la durée du jeu, en faisant toutes les quêtes secondaires, j’ai eu un seul game over lors d’un combat au tour par tour. Un beau gâchis, parce que le système avait du potentiel : les différentes formations de combat, les orbes qui donnent divers bonus (et malus), les magies qui peuvent fusionner, ça aurait pu donner quelque chose de sympa !
En fait il y a deux facteurs qui plombent le système : (a) on ne peut recharger sa magie qu’en dormant dans une auberge… et comme chaque sort ne peut être utilisé qu’un nombre très limité de fois, on ne les utilise tout simplement jamais à part sur les bosses, c’est comme s’il n’y avait pas de magie du tout ; et surtout (b) tout est trop facile.
C’est là qu’on voit que les Shin Megami Tensei ont un très bon système à côté…
(2) Les duels sont des mini-jeux qui ressemblent à un pierre-papier-ciseaux où il faut deviner ce que va faire l’adversaire en fonction de ce qu’il dit et de son attitude. C’est tout simple, plutôt anecdotique mais sympathique.
(3) Les grandes batailles sont de loin les plus intéressantes : il s’agit de former divers groupes (infanterie, cavalerie, archers, unités spéciales…) avec les personnages recrutés, puis de faire preuve de stratégie sur le terrain en les envoyant combattre les unités adverses, les attirer pour faire diversion, etc. Il y a des pouvoirs spéciaux et tout, des points forts et faibles à prendre en compte (on est toujours en sous-nombre par rapport à l’adversaire, donc y aller bourrin ne fonctionne pas). Je n’ai jamais joué sérieusement à un RTS mais je pense que c’est une version simplifiée de ce genre de jeux ; c’est le seul mode de combat où j’ai eu des poussées d’adrénaline et quelques game over qui m’ont forcé à repenser ma stratégie. C’est enfin le seul mode où un personnage puisse mourir de façon permanente (comme dans les Fire Emblem ? je n’ai jamais joué à Fire Emblem mais j’aimerais bien).
Bémol : dès qu’un groupe de notre armée rencontre un groupe de l’armée adverse, le jeu recentre automatiquement la caméra là où a lieu l’action et passe une mini-cinématique pour nous montrer le combat et le groupe victorieux. Quand trop de groupes se retrouvent à combattre en même temps, ces mini-cinématiques s’enchaînent à tel point qu’on ne peut plus rien faire. Bon, une fois qu’on a compris ça, on peut élaborer des stratégies en conséquence, en bougeant le moins d’unités possible simultanément… mais ça peut être frustrant quand même.
L’histoire met du temps à s’installer, mais au final la narration est très réussie — on se met bien à la place du personnage principal, et le fait qu’il s’agisse d’un prince charismatique avec de brillants alliés à sa disposition (pas juste d’un jeune amnésique lambda qui va changer le monde avec trois potes en appuyant sur X) rend le tout assez plausible. Enfin, plausible si l’on excepte le fait que la garde du corps du prince soit une jeune et jolie fille à peine rentrée dans l’adolescence.
L’intrigue comprend, entre autres : une lutte de pouvoir entre deux familles influentes et manipulatrices, une rune extrêmement puissante qui semble corrompre qui l’utilise, un village ravagé par la bonne reine du royaume, un coup d’État, l’ancienne civilisation des Sindar (attendez-vous à recruter des archéologues et à visiter des ruines !), et puis aussi des castors parce que les castors c’est trop mignon et que les Japonais aiment bien ce qui est mignon (^_^). Il y a aussi de mystérieuses magiciennes qui vivent sans doute depuis des millénaires et ne disent rien de leurs véritables intentions (spoiler : on n’en sait pas plus à la fin).
Niveau visuel, Suikoden V fait mauvaise impression au début avec ses couleurs ternes, ses modélisations rudimentaires et sa caméra qui ne bouge pas (d’ailleurs le jeu aurait pu être en 2D, on y aurait joué exactement pareil), mais on s’y habitue. Les cinématiques et les illustrations avec les visages des protagonistes sont réussies par contre. Niveau bande son, tout m’a plutôt plu à part le thème de Sauronix un peu relou. C’est bizarre comme nom d’ailleurs, Sauronix. Genre le fils caché de Sauron et d’une Gauloise, sauf qu’en fait c’est un château.
En bref, Suikoden V est un jeu attachant par son univers et sa narration, mais trop souvent décevant par ses mécaniques de jeu. Je ne peux m’empêcher de penser que ce jeu aurait dû être un livre, une série de BD peut-être, ou de dessins animés… Ou alors il aurait fallu revoir le système de combat. J’ai aimé y jouer, mais je ne le recommanderais pas sans quelques réserves.
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