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mardi 14 septembre 2021

Cocktails


Un petit topo vite fait, parce que c'est facile à faire soi-même mais que beaucoup de ressources en français sur internet laissent à désirer.

Si vous parlez bien anglais, vous pouvez zapper ce guide et aller voir le Starter's Guide du subreddit r/cocktails ou Cocktails Made Easy sur Difford's Guide !

Un cocktail maison vous coûtera entre 2 € (voire un petit peu moins) et, disons, 5 € (si vous y allez franco avec des alcools de qualité et des liqueurs chères).

N'essayez pas d'acheter tout ce qu'il faut pour faire les classiques, il y en a trop ! Commencez avec quelques bouteilles polyvalentes et complétez ensuite selon vos envies et votre budget ; vous pouvez utiliser Difford's Guide ou Mixel pour voir ce que vous pouvez faire avec ce que vous avez. Même si vous n'avez qu'une bouteille dans votre bar, vous pouvez sans doute faire au moins un sour avec (voir ci-dessous).

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À se procurer, de l'indispensable au plus dispensable :
  • Plein de glaçons ! (Et gardez-les bien à l'abri des odeurs, un congélateur n'est pas stérile !)
  • Des agrumes frais. Citrons jaunes et/ou verts, oranges, éventuellement pamplemousses. Et un presse-citron pour les presser + un couteau ou un économe pour les zester.
  • Un shaker ; les courants à trois pièces avec passoire intégrée sont les plus faciles à utiliser, mais galère si vous voulez faire une recette avec autre chose que des alcools et des jus (des feuilles de menthe ou des fraises par exemple). On conseille plutôt un deux pièces en métal (comme dessiné ci-dessus), à utiliser avec une passoire spéciale cocktail (de type Hawthorne, celle avec le ressort) plus une passoire fine classique — c'est un petit coup à prendre mais ça permet plus de contrôle et plus de liberté.
  • Des passoires, donc (une fine dans tous les cas + une Hawthorne si vous avez un shaker deux pièces (+ éventuellement une Julep aussi mais c'est moins utile))
  • Un ou plusieurs doseurs, qui peuvent être des jiggers classiques, un mini-verre gradué (genre Mini Measure), ou au pire des cuillères à café et à soupe :
     1 oz = 30 ml (= 2 cuillères à soupe ou 6 cuillères à café)
     ¾ oz = 22.5 ml
     ½ oz = 15 ml (= 3 cuillères à café)
     ¼ oz = 7.5 ml
     1 cuillère à café = 5 ml
     1 cuillère à soupe = 15 ml
  • Une cuillère de bar, avec le long manche torsadé
  • Des verres, d'une capacité d'environ 20 cl pour ceux servis “up” (sans glace) (les coupes à 2 € de chez Ikea font l'affaire mais sont un peu trop grandes — et beaucoup d'autres verres sont deux fois trop grands, les verres de taille correcte peuvent être étonnamment difficiles à trouver) + à whisky pour les cocktails on the rocks
  • De quoi faire du sirop de sucre : sucre, eau, balance, casserole, entonnoir, petite bouteille
  • Un flacon de bitters aromatique (Angostura) et un de bitters à l'orange (ou un set qui les comprend, voir ci-dessous)
  • Un pilon
  • Des piques et des cerises au sirop (plutôt sombres que rouges fluo ; les Fabbri ou Luxardo sont chères mais top)
  • Un moule pour faire de gros glaçons de deux pouces de côté, pas indispensable mais classe dans les verres à whisky
  • Un verre à mélange (traditionnel mais pas indispensable, on peut très bien utiliser une pièce de shaker) avec une passoire Julep (pas indispensable non plus)


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Donc, les grandes familles de cocktails, grosso modo :
  • ceux préparés directement dans le verre (ex. gin tonic, ti punch, old fashioned) ;
  • ceux frappés au shaker, très frais et avec une texture aérée, qui contiennent le plus souvent du jus d'agrumes (citron ou citron vert) dont l'acidité est compensée par des sirops ou liqueurs (ex. margarita, daiquiri, whiskey sour) ;
  • ceux mélangés à la cuillère, composés uniquement d'alcools, souvent avec liqueurs et vermouths (ex. manhattan, martini, negroni), plus forts et plus aromatiques ;
  • il y en a d'autres mais on va s'arrêter là pour faire simple.

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Au shaker


Si vous aimez les cocktails frais et acidulés, voici un modèle de base pour faire un sour (comme une margarita ou un daiquiri) :

 2 oz = 60 ml d'alcool fort
 ¾ oz = 22.5 ml de jus de citron ou citron vert
 ¾ oz = 22.5 ml de sirop ou liqueur

À adapter selon la recette exacte et vos goûts ! (Je préfère y aller mollo et mettre 20 ml de jus et de sucré pour ne pas masquer l'alcool, il y a quand même plus de complexité dans un spiritueux que dans le jus de citron ; d'autres préfèrent 30 ml pour une boisson plus rafraîchissante.) Il y a plein de combinaisons possibles :

 tequila + jus de citron vert + triple sec (= Cointreau ou curaçao) → Margarita
 rhum + jus de citron vert + sirop de sucre de canne → Daiquiri
 gin + jus de citron jaune + miel → The Bee's Knees
 gin + jus de citron vert + miel → The Business
 rye + jus de citron jaune + sirop de sucre + 2 traits de bitters Angostura + blanc d'œuf (facultatif, voir plus bas) + cerise (en garniture) → Whiskey Sour
 pareil avec du calvados à la place du rye → Calvados Sour
 cognac + jus de citron jaune + triple sec → Sidecar
 gin + jus de citron vert (⅓ oz ou 10 ml) + Chartreuse verte (⅓ oz ou 10 ml) → Green Ghost
 gin + jus de citron vert + sirop de sucre + menthe fraîche (frappée au fond du shaker) + 1 trait de bitters Angostura → South Side
 (rajoutez du concombre pilonné au fond du shaker et vous avez un East Side)
 tequila + jus de citron vert + sirop d'agave → Tommy's Margarita
 tequila + jus de citron vert + orgeat + muscade saupoudrée sur le dessus du verre → Infante
 bourbon + jus de citron jaune + miel → Gold Rush
 Jägermeister + jus de citron vert + triple sec (+ un peu de sirop de sucre) → Jägerita

… et plein d'autres. Si vous avez une bouteille un peu exotique dont vous ne savez pas quoi faire, rajoutez du jus de citron et du sirop de sucre, ça s'appellera un [nom de votre alcool] Sour et il y a de bonnes chances pour que ça fonctionne. (Si c'est un alcool fort. Si c'est une liqueur, utilisez-la plutôt à la place du sirop de sucre, avec du gin ou de la vodka ou autre chose.)

1. Rafraîchissez votre verre, soit en le mettant minimum trente minutes à l'avance au congélateur, soit en le remplissant de glaçons et d'eau froide le temps de préparer le cocktail ;
2. Dans votre shaker, mettez une (toute petite !) pincée de sel, c'est facultatif mais ça relève, un peu comme pour les gâteaux ;
3. Pressez votre citron jaune ou vert et mesurez ¾ oz (= 22.5 ml) que vous versez dans le shaker ;
4. Ajoutez la même quantité de sirop ou de liqueur (si vous faites un daiquiri vous pouvez mettre un peu moins de sucre, pour une margarita un peu plus de Cointreau ou rajouter un trait de sirop d'agave, ça dépend) ;
5. Ajoutez l'alcool (2 oz = 60 ml) ;
6. Puis assez de glaçons pour qu'ils arrivent jusqu'à la surface ;
7. Préparez votre verre (= jetez les glaçons et l'eau ou sortez-le du congélateur), fermez le shaker et frappez le cocktail jusqu'à ce que les parois se givrent bien, disons une douzaine de secondes ;
8. Versez en retenant les glaçons avec une passoire, garnissez si vous voulez. C'est prêt !

La méthode est la même pour la plupart des cocktails au shaker ; le seul truc à savoir en plus je crois, c'est pour le blanc d'œuf qui donne leur texture mousseuse à certains cocktails. C'est souvent facultatif, mais si vous voulez faire ça, il vous faut frapper deux fois le cocktail, une fois sans glace (ou avec juste un glaçon mais pas plus) et une fois avec. Ça s'appelle un “dry shake”. (Sinon, méthode alternative qui risque moins d'en spritzer partout : prenez un petit fouet de cuisine et fouettez le cocktail avant de rajouter la glace et de le frapper.) Comme alternatives véganes au blanc d'œuf, vous pouvez utiliser de l'aquafaba ou des bitters moussants conçus spécialement pour ça.

 + Deux autres recettes au shaker que j'aime beaucoup, avec des ratios différents mais préparés selon la même méthode :

Last Word : 30 ml gin + 20 ml jus de citron vert + 20 ml Chartreuse verte + 20 ml maraschino. Herbacé, intense et contrasté ! On peut trouver plein de variantes sur le même modèle (alcool fort + jus acide + liqueur + autre liqueur), traditionnellement à parts égales (¾ oz de chaque) même si je préfère un ratio 3:2:2:2. Le Final Straw, avec Scotch tourbé (Islay), jus de citron, Bénédictine et Chartreuse jaune, est une de mes préférées.

Pink Lady : 1½ oz gin + ½ oz calvados + ¾ oz jus de citron jaune + ¾ sirop de sucre + ¼ grenadine + blanc d'œuf + garni avec une cerise. Et avec du Scotch à la place du gin, ça s'appelle une Scotch Lady.


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Old Fashioned


Si vous n'aimez pas trop l'acidité ou que vous préférez les cocktails qui ont plus de corps, à siroter plus lentement, faites plutôt un cocktail à la cuillère (section suivante) ou un old fashioned traditionnel. Pour l'old fashioned, il vous faudra un whisky, du sirop de sucre et un flacon de bitters aromatique.

Prenez un verre à whisky, un gros glaçon si vous en avez un (sinon plusieurs normaux), versez 2 oz (60 ml) de whisky (rye ou bourbon pour un classique), ¼ oz (une lichette) de sirop de sucre (1:1), deux traits de bitters aromatique et remuez. Assez pour que ça se rafraîchisse et se dilue un peu, selon votre goût. Prenez ensuite un zeste de citron ou d'orange (on recommande en général le citron pour le rye, l'orange pour le bourbon), tordez-le un peu au-dessus du verre et frottez-le sur le pourtour pour libérer les huiles aromatiques (on appelle ça « exprimer » le zeste), jetez-le dans le verre ou à la poubelle selon l'intensité voulue, et voilà !

Pour des variantes, remplacez le whisky par n'importe quel autre alcool, le sirop de sucre par n'importe quel autre sirop (érable, sucre brun, sirop parfumé…), le bitters aromatique par n'importe quel autre bitters si vous en avez et testez. Mes préférés sont l'Oaxaca Old Fashioned et le Conférence, deux recettes de chez Death & Co qui sont plus élaborées (un mélange d'alcools forts à chaque fois) mais vraiment super.

(Personnellement, je préfère mes old fashioned pas trop dilués, du coup je les fais à la cuillère selon la méthode ci-dessous, en les servant quand même sur un gros glaçon. Mais en principe ça ne se fait pas.)

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À la cuillère


La grande majorité des cocktails à la cuillère contiennent du vermouth, rouge (sweet) ou sec (dry / extra dry) ; c'est à base de vin et de plantes et ça se conserve impérativement au réfrigérateur, 4 à 6 semaines pour le sec, 6 à 8 pour le rouge qui est plus sucré. Une demi-bouteille de 375 ml devrait vous suffire.

Les cocktails à la cuillère sont traditionnellement mélangés dans un verre à mélange et filtrés avec une passoire Julep, mais une timbale de shaker et votre passoire à cocktail habituelle feront aussi parfaitement l'affaire.

Pour faire un Manhattan :
 2 oz = 60 ml (= 4 cuillères à soupe) de rye (ou à défaut du bourbon, ou un autre whisky ; si vous prenez du Scotch, ce sera un Rob Roy, ça peut se faire avec du cognac aussi mais c'est un peu moins bon)
 1 oz = 30 ml (= 2 cuillères à soupe) de vermouth rouge
 2 traits de bitters aromatique
 un zeste d'orange (facultatif)
 une cerise au sirop (facultatif)

1. Rafraîchissez votre verre (comme pour la première recette) ;
2. Mesurez et versez le rye, le vermouth et les bitters dans votre verre à mélange ou timbale ;
3. Ajoutez assez de glaçons pour qu'ils arrivent jusqu'à la surface du liquide ;
4. Sortez votre verre rafraîchi, votre passoire et remuez le cocktail avec la cuillère de bar pendant 30 à 45 secondes (une cinquantaine de tours environ).
5. Versez en retenant les glaçons ; tordez le zeste d'orange au-dessus du verre et frottez-le un peu sur le pourtour pour libérer les huiles aromatiques, jetez-le ensuite, et décorez avec la cerise. C'est prêt !

 + Trois autres recettes classiques à la cuillère :

Pour faire un Negroni (j'adore ça mais c'est très amer) :
 1 à 1½ oz = 30 à 45 ml de gin
 1 oz = 30 ml de vermouth de rouge
 1 oz = 30 ml de Campari
 servir on the rocks, garnir avec un zeste d'orange, flambé si vous le souhaitez. (Pressez le zeste au-dessus d'une alumette enflammée au-dessus du verre ; ça peut faire des étincelles et donne un goût caramélisé !)

Pour un Martini, sec et subtil, ça dépend complètement de votre préférence mais :
 2 à 2½ oz = 60 à 75 ml de gin
 ½ à ¾ oz = 15 à 22.5 ml de vermouth sec (on peut même descendre plus bas ou monter jusqu'à 1 oz)
 1 trait de bitters à l'orange (facultatif)
 servir “up” (sans glace), avec un zeste de citron ou une olive. Le ratio gin / vermouth, c'est vraiment selon votre goût ; ce cocktail est tellement connu et il en existe tellement de variantes qu'il existe carrément un FAQ du Martini.

Pour un Sazerac, fort et épicé, un autre de mes préférés :
 40 ml de rye
 20 ml de cognac
 5 ml de sirop de sucre (1:1)
 4 à 5 traits de bitters créole ou Peychaud's
 1 trait de bitters aromatique
 à servir “up” dans un verre préalablement rincé à l'absinthe (versez un chouilla d'absinthe dans le verre, faites tourner pour bien recouvrir les parois et jetez ou buvez l'excédent). Exprimez légèrement un zeste de citron sur le dessus du verre, pas trop pour ne pas recouvrir l'absinthe, et jetez-le. Il existe également une variante de ce cocktail avec du vermouth rouge et de la Bénédictine qui s'appelle “à la Louisiane” ou “de la Louisiane”, un délice.

(Ça prend une majuscule ou pas, les noms de cocktails ?)

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Bouteilles


On peut déjà avoir une très bonne carte avec une dizaine ou douzaine de bouteilles, voire moins !

Voici une liste de marques recommandées sur le site Kindred Cocktails (ça vient des US donc certains prix peuvent changer).

Le gin, c'est abordable et ça va avec presque tout. Une bouteille de London Dry classique genre Beefeater ou Tanqueray vous ouvrira plein de possibilités ; Plymouth est excellent aussi dans un style différent, plus subtil (parfait pour les martinis par exemple).

Comme les cocktails sont une invention américaine, les whiskies les plus utilisés sont le rye (qui a plus de caractère) et le bourbon (plus rond et sucré). On peut souvent remplacer l'un par l'autre, mais le résultat reste assez différent pour que ça vaille le coup d'avoir les deux. Pour le Scotch, difficile de remplacer un blend par un Islay ou vice versa, ils sont trop différents. Les whiskies irlandais sont moins utilisés en général.

J'aime beaucoup la tequila, mais il faut savoir quoi prendre — celles qu'on trouve en supermarché sont presque toujours des mixto (= coupées avec autre chose que de l'agave) de qualité médiocre. Cherchez impérativement la mention “100% agave” sur la bouteille. Une blanco genre Espolòn (30 € la bouteille) vous suffira largement pour commencer, mais c'est appréciable d'avoir une reposado aussi pour certaines recettes, à la cuillère surtout ; Difford's Guide fait quasiment tout à la reposado, vous pouvez souvent remplacer par de la blanco. (L'añejo ressemble un peu à du whisky.) Si vous voulez une tequila de dégustation, je vous conseille de chercher sur les sites et forums et passionés pour éviter celles parfumées artificiellement avec des diffuseurs (oui c'est technique), ou les trop chères qui misent tout sur le marketing. Et si vous voulez du mezcal, surtout, évitez les moins chers avec un ver dans la bouteille, c'est un attrape-gringos ! Vous pouvez prendre du Verde Momento ou du Koch par exemple, ou Vida qui est plus connu mais un peu plus cher.

Le rhum, c'est la catégorie la plus compliquée — il existe plein de classifications différentes et beaucoup de recettes en demandent plusieurs particuliers sans toujours s'accorder sur lesquels. Les couleurs (blanc, ambré) peuvent être trompeuses, on classe souvent par provenance (les colonies britanniques, espagnoles et françaises ont trois modes de fabrication différents et trois styles différents). Je m'y connais peu encore, mais si vous voulez creuser ça, voici deux liens (en anglais) : http://5minutesofrum.com/substitutions/https://cocktailwonk.com/2015/07/minimalist-tiki-what-you-truly-need-to-make-the-classics-at-home.html.

Ensuite, on peut faire de très bonnes boissons avec du cognac (brandy), du calvados (apple brandy, applejack, je ne sais pas trop quelle différence il y a entre les trois), l'absinthe c'est cher mais ça peut être utile en petite quantité. La vodka par contre… perso je n'en utilise jamais. À part les vodka martinis je suppose, les cocktails à la vodka ont le goût des autres ingrédients. D'ailleurs le livre de recettes de chez Death & Co ne contient aucune recette à la vodka.

Les liqueurs les plus utiles à ma connaissance :
  • triple sec = Cointreau = curaçao (il existe deux types de liqueurs à l'orange, les pure orange genre Cointreau et celles basées sur du cognac comme le Grand Marnier ; j'ai juste une bouteille de Cointreau perso, jamais testé le Grand Marnier) ;
  • maraschino ou marasquin, une liqueur bien particulière faite avec des cerises entières noyaux compris (ce qui lui donne un goût un peu amandé). La marque Luxardo est la référence, ça peut être difficile à trouver en boutique mais ça vaut le coup ;
  • les Chartreuses : la verte est très végétale et herbacée, la jaune plus ronde et plus polyvalente avec des notes de miel et de safran, les deux sont super ;
  • la Bénédictine D.O.M., une autre liqueur monastique au miel et aux plantes ;
  • si vous aimez l'amertume : Campari, Suze et Cynar (l'Aperol est aussi très courant mais moins amer, pas testé ; il y a aussi toute une gamme d'amers italiens réputés, mais tous ne se trouvent pas facilement) ;
  • le St Germain (liqueur de sureau) est un peu cher mais un très bon ingrédient, avec un goût plutôt subtil et étonnamment acidulé qui rappelle le litchi et apporte donc plein de notes pour équilibrer un cocktail, ça va presque avec tout. Notez aussi que vu son faible degré d'alcool, cette liqueur risque de brunir (je ne sais pas si elle périme ou si elle change juste de couleur ?), contrairement aux autres qui se conservent indéfiniment a priori ;
  • le falernum, à base d'agrumes dont du citron vert, d'amandes et d'épices (clous de girofle notamment), souvent utilisée dans les cocktails au rhum mais pas si facile à trouver en France (j'ai pris celui de la marque Ferroni qui est très bon) ;
  • ensuite on cite souvent les liqueurs de café ou d'abricot, parfois de violette, mais faites selon vos goûts.

Pour les vermouths, on trouve les moins chers (Martini, Cinzano) partout mais ça vaut le coup de monter en gamme ; j'aime bien le Noilly Prat en dry, si vous trouvez du Dolin rouge ça reste pas cher et c'est déjà mieux. Les Cocchi ont très bonne réputation mais je n'en ai jamais vu en France. Si vous avez des thunes (presque 30 € la bouteille quand même), Belsazar et Carpano Antica sont top, à boire purs aussi. Attention, le vermouth blanc et le vermouth sec ne sont pas la même chose ; le blanc est utilisé aussi mais nettement moins (comme le Lillet blanc, utilisé dans quelques recettes et qui est aussi très bien pur en apéritif en été). À conserver au frigo sous 4-6 semaines (sec) ou 6-8 semaines (rouge) !

Les bitters (à ne pas confondre avec les liqueurs amères), ce sont les épices des cocktails, vendus en petits flacons et utilisés en petite quantité ; on peut en trouver plein, mais les plus utiles sont de loin le bitters aromatique (Angostura ou équivalent, avec l'étiquette trop grande) et le bitters orange (qui peut aussi être de marque Angostura mais il y en a d'autres). Le Peychaud's ou bitters créole est le troisième plus connu, ensuite viennent le bitters chocolat ou molé, le bitters pamplemousse et plein d'autres plus rares. Même un petit flacon vous durera des années. La marque The Bitter Truth a sorti un petit coffret (Travelers' Set) avec cinq mini-bouteilles dont les trois plus connus, ça peut être une bonne affaire !


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Jus et sirops

À presser et à faire soi-même ! Toutes les références s'accordent pour dire que les jus d'agrumes en bouteille n'ont pas le même goût que ceux pressés frais, ni la grenadine ou l'orgeat d'ailleurs.

Le sirop de sucre (1:1 = sirop simple), c'est très facile à faire : prenez le même poids d'eau et de sucre et mélangez dans une casserole en chauffant jusqu'à ce que ça soit dissous. Laissez refroidir et conservez dans une bouteille au frigo pendant, disons, deux semaines (en surveillant pour que ça ne moisisse pas). Faites ça en petite quantité selon vos besoins.

Sinon, vous pouvez remplacer ça par du sirop riche (2:1), avec deux parts de sucre pour une part d'eau, soit l'équivalent des sirops de sucre vendus dans le commerce — ça empêche les moisissures de se former et se conserve plus longtemps. L'inconvénient, c'est qu'un sirop riche est une fois et demie plus sucré qu'un simple (et non deux comme on pourrait le penser) ; la plupart des recettes étant conçues pour du simple, il faudra mesurer un quart de moins à chaque fois. Sauf chez Difford's où ils mesurent en riche. Adaptez selon vos goûts.

Sirop de miel : deux à trois parts de miel dissous dans une part d'eau, à ne pas trop chauffer pour ne pas abîmer le miel. Plus simplement, j'aime bien prendre 1 gramme de miel pour 1 ml de sirop demandé dans la recette, à dissoudre dans juste assez d'eau chaude pour que ce soit fluide.

Sirop de grenadine : une part de jus de grenade pour une part d'eau, dissous dans une casserole comme le sirop simple — et si vous voulez fignoler, ajoutez de la mélasse de grenade et une goutte d'eau de fleur d'oranger. C'est très différent de la grenadine du commerce, qui est plus sucrée et parfumée avec d'autres fruits rouges que la grenade ! Vous pouvez aussi rajouter une goutte d'alcool neutre (vodka) dans la bouteille pour que ça se conserve plus longtemps.

Pour le sirop d'orgeat : grillez n grammes d'amandes avec la peau dans une poële sèche, broyez-les grossièrement (ou hachez-les très finement), faites bouillir 2n grammes d'eau et 2n grammes de sucre, rajoutez les amandes broyées, coupez le feu, couvrez et laissez reposer une journée. Puis filtrez bien, rajoutez éventuellement une ou deux gouttes d'alcool et d'eau de fleur d'oranger — voilà pour l'orgeat ! + Bonus : remettez les amandes broyées qui restent sur le feu, dans une casserole non couverte, en remuant constamment jusqu'à ce que l'eau soit évaporée et le sucre caramélisé. Ça vous fait du délicieux pralin en plus !


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Ressources utiles

Toutes en anglais, désolée ! Évitez 1001cocktails.com, à moins qu'ils aient vraiment changé de fond en comble depuis c'était… vraiment n'importe quoi à une époque lol. Avec des ados bourrés qui se fritaient dans les commentaires, une recette avec un ingrédient toxique, une autre qui promettait d'être « efficace mais pas terrible niveau goût », une où il fallait mélanger à la fourchette dans le verre — je n'invente rien. (La pire recette de Sazerac que j'ai vue provenait de là aussi.)

Je me répète mais pour savoir ce que vous pouvez faire avec les bouteilles que vous avez, plus de bons tutos (en anglais), je conseille Difford's Guide : créez-vous un compte, entrez les bouteilles que vous avez et suivez les instructions. Notez qu'ils utilisent du sirop de sucre 2:1, à adapter donc si vous utilisez du 1:1. Et comme le site est sponsorisé par des marques d'alcool, vous pouvez leur faire confiance pour les recettes mais pas forcément pour les avis sur les bouteilles.

Sinon l'application Mixel a bonne réputation aussi (pas testée).

Le blog de Jeffrey Morgenthaler a quelques recettes et trucs utiles.

Si vous voulez créer vos propres recettes, le calculateur de Cocktail Chemistry vous sera utile pour équilibrer l'acidité, la sucrosité et le degré d'alcool — mais je vous conseille surtout de partir d'une recette connue qui vous plaît et de remplacer un ingrédient par un autre du même type ! Par exemple de remplacer le gin par du rhum, du triple sec par une liqueur d'abricot, ce genre de choses. C'est la technique du Monsieur Patate.

Un bon livre peut être très utile ! J'en ai deux qu'on m'a offerts en anglais : Liquid Intelligence de Dave Arnold, qui explique toute la science derrière, les bases, et comporte plein d'expériences et trucs impossibles à réaliser chez soi — et un livre de recettes de chez Death & Co, une référence. En français, à tester mais Les cocktails c'est pas sorcier de Mickaël Guidot me semble bien a priori.



vendredi 30 août 2019

Recettes (1)



Gâteau de polenta au piment, pour 4 personnes :

  • 160 g de farine (qu'on peut remplacer par de la semoule de maïs, j'ai fait ça une fois par erreur et c'était nickel)
  • 180 g de semoule de maïs (meilleure quand elle est moulue grossièrement / pas trop fine je trouve)
  • 1½ cuillère à café de levure chimique
  • 1 cuillère à café de sel
  • 250 g de yaourt nature
  • 120 ml de lait
  • 2 œufs
  • 80 g de poivron rouge haché
  • 60 g de beurre
  • sauce tomate pimentée

Faire fondre le beurre au four dans le moule, en surveillant bien qu'il ne noircisse pas (sinon ça donne le cancer et c'est pas bon). Mélanger la farine, la semoule, la levure et le sel ensemble dans une jatte. Dans une autre jatte, fouetter le yaourt, le lait et les œufs ; ajouter le mélange aux ingrédients secs avec le beurre fondu et le poivron, mélanger et faire cuire environ 30 minutes à 200°C. Servir avec une sauce tomate pimentée, saupoudrez de fromage si vous aimez, et si vous avez genre des pickles, ça marche très bien avec aussi !

Cette recette est tirée d'un livre de recettes végétariennes avec une couverture orange et des asperges dessus, un peu modifiée.


Croquettes de flocons de millet : Faites bouillir 150 g (= 150 cl) de lait par personne dans une casserole, ajoutez du sel, du poivre et de la noix de muscade. Quant le lait bout, versez-y 75 g de flocons de millet tout en remuant — attention, ça fait des bulles et ça éclabousse un peu ! — jusqu'à ce que ça épaississe et arrête de faire des bulles, ce qui est très rapide, genre en une minute ou deux c'est fait. Versez dans un moule beurré et laissez sécher plusieurs heures ; retournez la préparation (qui devrait faire bloc) et relaissez sécher plusieurs heures.

Découpez en losanges, trempez les croquettes dans le jaune d'oeuf puis la chapelure et faites-les griller dans une poêle.

Servez avec une sauce de votre choix (tomate pimentée, ça marche très bien), ou une ratatouille, ou des légumes autrement, ou ce que vous voulez.

C'est aussi intéressant à faire avec d'autres flocons, genre de sarrasin — plutôt avec des légumes d'hiver qu'avec de la tomate du coup !


Tartines grillées aux aubergines et à la tomate : Préchauffez un four à 225°C. Prenez des aubergines, rincez-les, enlevez le pédoncule et découpez-les en tranches fines ; arrosez d'huile d'olive, saupoudrez de sel et faites cuire 10-15 minutes. Pendant ce temps, faites chauffer ou préparez une sauce tomate avec des câpres, des olives, du piment d'Espelette, du poivron, un peu ce que vous voulez. Faites griller du pain et disposez dessus les aubergines puis un peu de sauce tomate.

(Merci à maman pour m'avoir passé ces recettes !)

vendredi 10 mai 2019

Rêves 46, 47 et 48

Utilisations inhabituelles d'aliments dans mes rêves :


Avoir un orgasme en posant les phalanges de ses trois mains sur du marc de café chaud.



Construire un igloo en pâte de gâteau.



Voguer sur la rivière en utilisant un pain de seigle géant en guide de radeau.

mercredi 17 août 2016

Ce qu'il y a de bien en été, ce sont les fruits.
Voici un fruit farci au fruit farci au fruit :


Variante : si ce n'est pas la saison des fruits, on peut aussi remplacer le bluet par de la pâte d'amande à la pistache, la framboise par du praliné et l'abricot par du chocolat noir, ça s'appelle alors une “Mozartkugel” (pluriel : Mozartkugeln)!

mercredi 9 mars 2016

블랙데이


En Corée du Sud, il existe un jour spécial pour les célibataires, qui s'appelle le “Black Day”. C'est une sorte d'anti-Saint-Valentin : on s'habille en noir, on mange des trucs noirs (surtout un plat de nouilles avec une sauce sombre qui s'appelle “jajangmyeon”), et on se plaint entre célibataires.

( 14 février : Saint-Valentin : les femmes offrent du chocolat aux hommes qu'elles aiment. /// 14 mars : “White Day” : les hommes offrent des cadeaux (ou du chocolat) en retour aux femmes qui leur ont offert du chocolat. /// 14 avril : les célibataires s'habillent en noir et mangent des nouilles. )

J'ai l'impression que l'idée originale est plutôt de remuer le couteau dans la plaie… Mais je n'aurais rien contre une vraie « fête noire », sans honte ni tristesse, où on célébrerait tout ce qui est noir et les plaisirs solitaires/célibataires. Genre une soirée black metal ou musique noire + alcool noir (ça doit exister) + pyjamas noirs + jeux de plateau entre potes…

Et pourquoi pas des fêtes pour les autres couleurs aussi, avec d'autres associations ?

vendredi 18 avril 2014

La Fabuleuse Histoire du Chocolat

Le chocolat fut indirectement inventé en 1848 par un poulain du nom de Valrhona van Houten, vivant dans le département de la Côte d’Or. Ce poulain en avait marre de manger de l’herbe et du foin tous les jours, alors un jour, il se rua sur un cacaoyer, donna un grand coup de sabots dessus et PAF ! … Ça ne fit pas de Chocapic, mais ça fit mal aux sabots de Valrhona van Houten et déracina le cacaoyer. Notre poulain se fit vertement réprimander pour son attentat envers l’intégrité de l’arbre en question, qui se trouvait en plus être le seul, unique, premier et dernier cacaoyer du Royaume de France. Nonobstant cette admonestation, Valrhona essaya de brouter une cabosse de cacao pour voir quel goût ça avait, mais ne trouva pas ça très bon et s’en désintéressa assez vite.

On décida malgré tout de faire quelque chose avec les cabosses avant qu’elles ne pourrissent. Seulement voilà : elles étaient dures et amères, peu comestibles en l’état. Quelqu’un se rendit compte qu’elles ressemblaient à des ballons de rugby ; on commença donc à jouer au rugby avec, mais le jeu de rugby n’avait hélas pas encore fini d’être inventé à l’époque, ce qui donna lieu à des complications et à des bagarres sur le terrain, chacun accusant les autres de ne pas respecter les règles qui n’avaient pas encore été écrites. Les buts n’ayant pas encore été inventés, ce match historique se termina par un zéro - zéro - zéro - zéro - zéro, ou bien un zéro - zéro - zéro, selon les sources. (Le nombre d’équipes n’avait pas non plus été déterminé.)

C’est en mémoire de ce premier match de rugby qu’aujourd’hui encore, lors des matches, les rugbymen se foutent sur la gueule. Le sens du “haka”, cette danse rituelle intimidatrice qu’entonnent encore certaines équipes de rugby aujourd’hui, a été perdu au fil du temps — mais les paroles signifiaient à l’origine quelque chose comme « Et moi je te dis que la cabosse se lance avec les pieds, pas avec la tête, imbécile ! ». (Certains lecteurs perspicaces objecteront ici que le “haka” est entonné par l’équipe de rugby néozélandaise et non costalorienne, ce à quoi je répondrai que mon histoire date d’il y a très longtemps et que les continents ont dérivé depuis, sans parler des flux migratoires.)

Mais revenons-en à l’histoire du chocolat.

Les cabosses qui ne servirent pas à jouer au rugby furent utilisées principalement comme presse-papiers, comme cale-portes ou comme attrape-poussière décoratifs. Par bonheur, Xotzetlitlixoxomoxotiacitlaltoyoyotihuatlochitl, dieu aztèque du développement productif progressif à taux composé, était en vacances dans le coin et décida d’acheter les cabosses restantes pour voir s’il pouvait en faire quelque chose. Ce brave dieu eut l’excellente idée (après en avoir eu cinquante-treize autres moins excellentes, comme celle qui consistait à utiliser les cabosses comme roues de trottinette) de récolter les fèves de la cabosse, de les sécher, de les torréfier, de les broyer et de les… enfin, d’en faire du chocolat quoi. Après quoi il quitta son poste de dieu du développement productif progressif à taux composé et s’auto-proclama dieu des cabosses de cacao, ce à quoi personne n’eut rien à redire car au fond tout le monde s’en foutait un peu.

Une fois les cabosses transformées en chocolat, Xotzetlitlixoxomoxotiacitlaltoyoyotihuatlochitl décida de garder la recette pour lui parce que c’était super bon. Puis il se dit qu’il pourrait peut-être en faire commerce. Alors il décida de vendre la recette aux Mexicains en échange de sacrifices humains (oui, Xotzetlitlixoxomoxotiacitlaltoyoyotihuatlochitl aimait bien les sacrifices humains, c’était un péché mignon courant à l’époque).

Hélas pour les Mexicains, Xotzetlitlixoxomoxotiacitlaltoyoyotihuatlochitl avait anticipé de plusieurs siècles le modèle de commerce des éditeurs de jeux vidéo d’aujourd’hui. Il décida donc de ne vendre que la recette du chocolat chaud sans sucre dans un premier temps, réservant les recettes des tablettes, du chocolat au lait, du chocolat blanc et des bonbons de chocolat comme autant de contenus additionels payants, disponibles pour trois sacrifices humains chacun les mois suivants.

Les Mexicains n’étant pas friands de contenus additionnels payants et n’ayant pas tant de sacrifices humains que ça à donner pour du chocolat, ils n’achetèrent que la recette de base. Ce ne fut que bien plus tard qu’une nonne d’Oaxaca trouva par elle-même la recette du chocolat sucré, et alors le monde entra dans une nouvelle ère. Une ère un peu comme celle d’avant, au début, mais en mieux parce qu’il y avait du chocolat.

Ce furent ensuite les Espagnols qui adoptèrent le chocolat et améliorèrent sa recette ; c’est à eux que l’on doit la recette du chocolat olé.

Plus tard, une chanteuse japonaise s’inspira du chocolat pour enregistrer une chanson en français incroyablement ridicule :


(Je n’ai jamais réussi à écouter cette chanson jusqu’au bout, mais elle me fait rire à chaque fois que j’essaie.)

Aujourd’hui, le chocolat peut s’acheter dans les quincailleries, mais assez rarement. Il peut se trouver dans d’autres boutiques un peu plus souvent, selon le type de boutique. Il existe quatre types principaux de chocolat : le chocolat noir, le chocolat au lait, le chocolat blanc et le chocolat post-racial, qui ne fait pas encore l’unanimité mais fait l’objet de débats animés chez les socio-confiso-logues experts. D’autres sortes de chocolat militent encore pour leur reconnaissance officielle, comme le chocolat téral, le chocolat borateur (dont la réputation fut quelque peu entachée après 1945) ou le chocolat haut sur la montagne. Obtient-on du chocolat gris en mélangeant du chocolat noir et du chocolat blanc ? La science nous le dira peut-être un jour.

vendredi 24 janvier 2014

Les Céréales


Les céréales de petit-déjeûner sont un aliment fabuleux qui sert à nourrir les enfants, moi, et d’autres gens aussi.

Les plantes céréalières furent inventées par la planète Terre et l’évolution il y a très longtemps, puis domestiquées il y a douze mille ans de cela par Grôh Grok-Bluk et Nuhk Mruk-Horrrk (ils ne s’appelaient sans doute pas comme ça, mais peu importe, j’aime bien donner des noms barbares et gutturaux aux hommes préhistoriques). Les premières céréales « prêtes à manger » (ou presque) pour le petit-déjeûner furent inventées aux États-Unis en 1863 par un certain James Caleb Jackson, qui milita aussi contre l’esclavage, fut journaliste et ouvrit un spa. Ce mec devait être cool.


Les “Granulacerelomia” de Jackson (ou simplement “Granula” selon d’autres sources, mais c’est moins rigolo comme nom) ressemblaient apparemment à des pépites, enfin, une version plus grande des céréales “Grape-Nuts” qu’on ne trouve pas en France (et qui ne contiennent ni raisins ni noix, ce sont des pépites de blé et d’orge). — Inconvénient : il fallait les laisser tremper une nuit avant de les manger. — Le mot « granola » (avec un « o ») désigne aujourd’hui un mélange de flocons d’avoine, de noix (= amandes, noisettes, noix, noix de pécan, etc.) et de miel entre autres. Ne me demandez pas pourquoi les sablés au chocolat Granola s’appellent comme ça, il n’y a pas de granola dedans.

John Harvey à gauche ; Will Keith à droite.
La recette fut améliorée par un certain John Harvey Kellogg par la suite : cet homme à la moustache fournie, aidé par son frère Will Keith Kellogg, inventa les corn flakes. Alleluia ! … Bon, à côté de cela, John Harvey était aussi fervent défenseur de l’abstinence sexuelle et combattit la masturbation avec véhémence jusqu’à mutiler hommes et femmes pour les empêcher de se toucher le trilili (je vous fais grâce des détails), ce qui est… euh… moins cool que militer contre l’esclavage, vous en conviendrez. L’entreprise Kellogg’s que l’on connaît aujourd’hui fut fondée par le frérot Will Keith, qui était philanthrope (il existe aujourd’hui une fondation à son nom) et apparemment plus fréquentable. C’est aussi lui qui eut l’idée d’inclure une babiole bonus dans les paquets de céréales, et il voulait rajouter du sucre dans les corn flakes au début. Les deux frères se disputèrent pour des questions de recettes, de droits, etc.


Les babioles bonus dans les paquets de céréales pourraient sans doute faire l’objet d’un article inintéressant à part entière. D’habitude, je les jette sans y prêter plus attention, mais les mini-sabres laser qui servaient de sifflet (?!) et dont la lame rentrait dans le manche sans se bloquer (…) dans les paquets Kellogg’s il y a quelques années étaient époustouflants d’absurdité, comme si le monde des objets avait complètement dégénéré et s’était mis à évoluer n’importe comment sous la direction d’ingénieurs aux cerveaux fondus. (Le comble, c’est qu’on peut les acheter d’occasion sur PriceMinister.)

Enfin bref… j’en étais où ?

Ah oui — l’histoire des céréales.

Bien sûr, les céréales en paquet classiques ne sont qu’une manière de consommer des céréales, et l’histoire des bouillies, porridges, gruaux et autres grits remonte à bien plus loin (on en mangeait déjà au néolithique !).

Maximilian Bircher-Benner.
Enfin, notons que c’est vers 1900 que le médecin et diététicien suisse Maximilian Bircher-Benner inventa le müsli. Tout comme le granulacerelomia de monsieur Jackson et les corn flakes des frères Kellogg, il s’agissait au début d’une nourriture proposée à des patients de son hôpital, mais qui se révéla si populaire qu’elle se mit à être consommée par tous… En suisse-allemand, on parle toujours aujourd’hui de “Birchermüsli” pour désigner cette préparation. À l’origine, le müsli se mangeait avec du jus de citron !

Le müsli, le porridge et les corn flakes sont aussi meilleurs pour la santé que la plupart des autres céréales, qui sont en général très sucrées et contiennent parfois des graisses cachées aussi et tout et tout (les Smacks étant les pires à ce qu’il paraît). Enfin bon, je ne vais pas vous faire un cours de nutrition non plus.


Ah, encore une chose : il existe des bols spéciaux pour les céréales, avec un compartiment pour le lait et un autre pour les céréales, afin d’éviter que celles-ci ne ramolissent trop. Il en existe plusieurs modèles, notamment Eatmecrunchy et Obol. Je n’en ai jamais ressenti le besoin, je ne mets que peu de lait dans les miennes.


Au cours de ma vie trépidante et passionnante, j’ai eu l’occasion d’essayer de multiples sortes de céréales et de voir mes préférées arrêter d’être produites plus d’une fois. Voici donc pour finir mon classement officiel subjectif des céréales de petit déjeûner !

† indique que les céréales ne sont hélas plus produites (du moins pas en France) ;
* indique qu’on ne les trouve à ma connaissance qu’à l’étranger.

Notez que j’utilise une échelle « positive », ce qui signifique j’aime encore celles qui n’ont qu’une étoile — les seules que je n’aime pas, ce sont celles qui n’ont pas d’étoile du tout !

★ ★ ★ ★ ★

Kellogg’s Corn Flakes. Si je devais ne garder qu’une sorte de céréales, ça serait celle-là. Un classique indémodable, je ne sais pas ce que c'est que l'« extrait de malt d’orge » au juste qu'ils mettent dedans mais j'aime beaucoup ! (En plus, ce sont parmi les moins chères et un paquet permet de remplir plein de bols !)
Super Flakes Grillon d’Or Fruits Rouges. La version biologique des Special K Fruits Rouges, avec des fruits différents (fraises et canneberges, au lieu de framboises + fraises + cerises pour les Special K) et des céréales différentes (riz et épautre, au lieu de riz et blé pour les Special K) mais dans le même esprit. Beaucoup moins sucrées, ce qui peut surprendre au départ, mais délicieuses ! Elles sont un peu chères par contre.
Flakes de Sarrasin Grillon d’Or. Si vous aimez les galettes de blé noir bretonnes, vous devriez essayer ! C'est du pur sarrasin, sans sucre ajouté, sans autres ingrédients à part un petit peu de sel je crois. J'aime beaucoup.
* Bauck Hof Knusper Frühstück 3-Korn. Un mélange de céréales « nature » avec maïs, riz, sarrasin, amaranthe et quinoa — chères (surtout vu la petite taille des paquets) mais carrément excellentes ! Ça donne presque un petit goût de cacahouète. On les trouve en Allemagne.
Miel Pops Cracks : comme des Cheerios mais en un peu meilleures, je trouve !
Kellog's “Ancient Legends” Pétales : Le nom est ridicule mais elles sont délicieuses ! Des pétales complets avec des pommes, des raisins secs, des grains d'épeautre soufflés. (Et du chia mais le chia on s'en fout, c'est fade.) Le paquet se finit en trois-quatre bols à peine, du coup elles sont assez chères, et le fait de mettre en avant l'épeautre alors qu'il n'y en a que peu est un peu trompeur, mais j'adore quand même.
Kellog's “Ancient Legends” Pétales : J'avais pas vu qu'il y en avait deux la première fois… Les autres, avec des airelles et des graines de lin, sont très bonnes aussi !
Extra Pépites Chocolat-Noisettes. Peut-être les meilleures céréales « en pépites » que j'ai pu goûter.
Extra Pépites Caramel & Nuts : Des grosses pépites au caramel et aux cacahouètes. Mes préférées fut un temps. C’était le bon temps. Aujourd’hui il pleut et on ne trouve plus ces céréales. Tristesse.
The Foods of Athenry Nutty Crunch Granola. Du granola avec des noix (amandes, pécan, noisettes), de l'avoine, du riz brun, sucré au jus de fruit. Je mélange ça avec des corn flakes ou des Rice Krispies, ça le fait plutôt très bien.
Rice Krispies. Mais les mascottes redessinées en 3D sont horribles, sérieux, rechangez-moi ça ! [edit : OK, ils ont changé, c'est toujours pas idéal mais c'est déjà nettement mieux.] J'aime prendre deux ou trois cuillères sans lait avant de rajouter le lait dans celles-là.
Cini Minis : Des carrés forts en cannelle, nickel si on aime cette épice ! (Attention par contre, ils ramolissent très facilement et très vite.)
Cini Minis Crunchy Müsli : Pépites d'avoine et de Cini Minis, moins fort en cannelle que les carrés simples, délicieux également.
* Barnhouse Krunchy ’n Flakes Frucht : Mes céréales préférées aux fruits, je crois ! Pétales, pépites et morceaux de pommes, framboises, canneberges et mûres. Excellentes. On les trouve en Allemagne notamment.
Quaker Life Chocolat. Pépites et pétales d’avoine + feuilles de chocolat. Délicieuses.



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Country Store : Le bon müsli bien roboratif, avec plusieurs céréales, du sucre brun et des raisins secs. Parfait pour commencer une longue journée, surtout celles où on n’a pas le temps de déjeûner à midi ! Ce sont les seules où je mets beaucoup de lait.
Alpen : Très similaires aux Country Store, un peu moins sucrées et plus simples, je les aime bien toutes les deux.
Miel Pops. Un autre classique indémodable. Et puis la mascotte en forme d’abeille est la seule que j’aime bien (celle des Cheerios a vraiment une tête bizarre).
Favrichon Müsli Croustillant Badiane – Coriandre – Gingembre. Originales et très réussies ! Manquent peut-être juste un tout petit peu de croustillant par rapport aux Extra.
Trésor Chocolat au Lait : les meilleures de la gamme selon moi. Aussi bonnes avec lait que sans, ce qui est assez rare.
Trésor Duo Choc : extérieur chocolat, intérieur chocolat blanc, très bonnes aussi. (Mais une catastrophe au niveau diététique, sans aucun doute.)
†? Special K Stracciatella : il paraît qu’elles existent toujours mais je ne les trouve plus, je pense que c’est Carmen San Diego et Charlie qui piquent tous les paquets. Le saviez-vous? Le mot “stracciatella” désigne non seulement un type de glace vanille aux pépites de chocolat, mais aussi une sorte de soupe italienne à l’œuf.
* Scrumshus. C'est du granola vendu en bocal, donc pas tout à fait des céréales pour le petit-déjeuner : des pépites avec tout plein de graines, des noix et des fruits secs... Telles quelles, c'est presque un « concentré de céréales », très goûtu mais trop concentré pour en manger un bol entier je trouve. Mélangées avec des Rice Krispies ou des Corn Flakes, c'est exquis !
* Barnhouse Krunchy Amaranth Dinkel-Nuss : de petites pépites d'épeautre à l'amaranthe, à l'amande et aux noix de cajou, sucrées au sirop d'agave à la place du sucre. Assez sucrées mais délicieuses ! Pleines de goût, parfaites en mélange avec des Corn Flakes ou des Rice Krispies.
* Yannick Fée Bio Knusper Müesli Honig-Mandel. Sehr gut! Aber ein bisschen teuer.
* Barnhouse Krunchy Cranberry-Kirsch : un délicieux müsli aux cerises et aux cranberries. Non, il n’y a pas de kirsch dedans, Kirsch ça veut dire « cerise » en allemand. On peut parfois le trouver en France dans certains magasins biologiques.
* Barnhouse Krunchy Apfel-Zimt : le même mais à la pomme et à la cannelle, avec des raisins secs. Mon préféré de la marque pour le moment ! La cannelle est bien présente, c’est un goût qui réconforte, surtout en hiver.
* Barnhouse Krunchy & Co. Schoko. Je préfère un peu ceux aux fruits, mais ce müsli tout chocolat est tout à fait honorable, et change des Extra Pépites Chocolat-Noisettes. Il y a des sortes des Smacks aussi dedans !


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Grillon d'Or Ka'ré Caramel au Beurre Salé
. Les « Ka’ré » sont un peu la version biologique des Trésor de chez Kellogg's ; celles-ci sont bonnes, manquent un peu de croustillant mais elles se défendent.
Clusters Amandes.
* Alnatura Geröstetes Müsli Kokos und Kakaonibs. Un müsli au chocolat avec de la noix de coco et du grué de cacao, donc — très bon, rien à redire ! Je les classerais sans doute plus haut si je mangeais plus souvent des céréales au chocolat.
Special K 3 Céréales Complètes. (Depuis que j'ai pris l'habitude des Grillon d'Or Super Flakes, les Special K me paraissent trop sucrées, du coup je les descends un peu…)
Special K Fruits Rouges.
Favrichon Flakes 3 Chocolats. Pas mal du tout, beaucoup plus chocolatées que la plupart des céréales Kellogg's et autre… presque trop selon les goûts !
Choco Pops. Je les appelle toujours Choco Pops, par habitude et parce que le nom “Coco Pops” m’évoque des céréales à la noix de coco… Je les aime en grande partie par nostalgie, je pense — le goût n'est vraiment pas celui que j'associe avec le chocolat de qualité ! En fait j'en garde un bon souvenir mais ça fait un bail que je n'en ai pas pris ; je préfère les céréales natures, au miel, aux fruits ou aux épices aujourd'hui.
Chocapic. Les « duo » noir et blanc et celles avec des pépites au lait sont très réussies aussi, d’ailleurs. À une époque je préférais les Chocos, mais le dernier paquet de Chocos que j’ai goûté (c’était une « nouvelle recette » je crois ?) [edit : c'était il y a un bail maintenant…] était carrément décevant.
Special K Amandes et Noisettes Effilées.
Special K Pêche-Abricot. À noter que toutes les Special K sont aussi très bonnes sans lait.
Choco Pops Crock’n’Roll. De bonnes céréales au chocolat, pas très originales mais recommandables.
Jordans Muesli Bio. Très classique mais bon.
Jordans Special Muesli. Un autre bon müsli, avec de la papaye, de la noix de coco et de la banane en plus ! Je le préfère un peu au biologique.
Grillon d'Or Gran'o Miel Façon Pain d'Épices. Un très bon mélange au niveau goût ; par contre les pépites manquent de croustillant, surtout quand on les compare aux Kellog's Extra ! Mais elles valent le coup d'être tentées.
* Müsli Ovomaltine. Je préfère les Extra et les Krunchy, mais ce müsli est original et a un petit goût de reviens-y. Sans doute dû à l’Ovomaltine. C’est bon, l’Ovomaltine.
* Kellogg’s Crunchy Nut. Vous savez, les corn flakes au miel et aux éclats de cacahouètes ? Je préférais ça aux Frosties, même si on n’a jamais assez bien senti le goût de cacahouète à mon goût. Je crois qu’on peut encore les trouver à l’étranger.
Müsli Éthiquable Chocolat Noir-Quinoa-Noix de Cajou (ancienne recette) : un müsli original et particulièrement corsé en chocolat, vraiment bon mais… trois bols par paquet à cinq euros, c’est peu ! Ils ont changé la recette récemment je crois, mais j’ai déménagé et je ne trouve plus les produits de la marque, du coup je n’ai pas pu l’essayer.
* Marks & Spencer Strawberry & Almond Crunch. Des pépites plutôt légères à l'avoine, avec des amandes entières et des fraises séchées. Un poil trop sucrées peut-être, mais délicieuses !
* Marks & Spencer Apple Cinnamon Crunch. Idem. Les pétales enrobées de yaourt sont une très bonne idée.
* Rosengarten Müsli-Advent : un calendrier de l'avent avec vingt-quatre mini-paquets à l'intérieur ! Une bonne gamme de müslis, des boules au cacao, des étoiles au miel et quelques bouillies (à préparer avec de l'eau ou du lait, chaudes ou froides)… Je n'ai pas tout aimé : les bouillies sont plus ou moins à mon goût selon les variétés (et ce n'est pas ça qui m'intéressait à la base), les formes sont bien mais sans se démarquer plus que ça. Par contre, les müslis sont de très bonne facture. Je pense que je reprendrai ceux avec les mini-biscuits à l'intérieur (Müsli Keks & Schoko et Müsli Keks & Karamell), peut-être le Dinkel-Schokotraum aussi. À noter que chaque paquet fait 60 g (ou 20 pour les formes), peu pour un seul bol, donc je les ai pris par deux à chaque fois en les mélangeant.



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Clusters Chocolat : bonnes mais trop sucrées, je préfère celles aux amandes.
Cruesli Chocolat : les Cruesli, c’est un peu les Extra Pépites du pauvre… bonnes mais moins, et un peu coriaces sous la dent. J’en prends de temps à autre quand même, pour changer et parce que les Extra Pépites sont assez chères mine de rien.
Extra Pépites Biscuitées : bonnes, mais il leur manque quelque chose je trouve. Surtout vu leur prix.
Frosties
. (C’est pas parce qu’elles ont plus de sucre qu’elles sont meilleures que les Corn Flakes.)
Smacks.
Trésor Chocolat-Noisettes.
Golden Grahams.
Lion. Chocolat-caramel donc ; bonnes mais trop sucrées.
Special K Pépites. Rien de très mémorable, je préfère les pétales.
Nestlé Fitness Délice fourrées aux fruits rouges. L'idée est bonne, mais elles sont juste un peu trop sucrées, pas tout à fait assez croustillantes, la céréale n'a pas beaucoup de goût et les fruits ont un goût un peu artificiel. Moyen donc.
Evernat Fourrés Cacao. L’équivalent biologique des Trésor Tout Chocolat. Le goût n’est étonnamment pas le même selon les fois : j’ai eu des paquets vraiment bons et d’autres médiocres… mais pour des céréales bio, disons qu’elles sont pas mal. Sans égaler les Krunchy de chez Barnhouse.
* Shreddies : des céréales en forme de… euh… de grilles. J’ai essayé les complètes « nature », pas mal mais elles se défont un peu trop dans le lait. Dans la gamme « nature », je préfère les Corn Flakes et les Rice Krispies.
* Froot Loops : les fameux anneaux aux couleurs fluo et au goût chimique… c’est de la junk food qui ne se cache pas, je n’en prends que rarement, mais j’avoue que j’aime bien de temps en temps ! [edit : J'aimerais bien en retrouver maintenant, ça fait un bail.]
* Verival Urkorn-Müsli : Un bon müsli au niveau de la recette, mais… certaines des graines et fruits secs manquaient un peu de fraîcheur dans le paquet que j'ai goûté. Pas au point d'être rances, mais juste assez pour mettre un petit doute, ce qui est désagréable.
* Rosengarten Nuss Müsli : Très voire trop classique, les noisettes pourraient être de meilleure qualité — mais le coup de rajouter de la nougatine est une bonne idée ! Nettement meilleur mélangé à des Miel Pops.


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Trésor Chocolat-Caramel : pas mauvaises, mais le goût est artificiel et trop sucré je trouve.
Favrichon Crosti Oz Miel : un ersatz de Cheerios ou Miel Pops Cracks biologique, franchement moyen. Trop de riz, un peu trop sucré, un goût presque artificiel.
Cruesli Chocolat-Cappuccino.
Crunch. Mouais. Bof. Non.


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Cruesli 4 Noix. Trop sucrées et pas terribles.
* Lucky Charms : je sais qu’elles sont populaires aux USA, mais franchement… je ne vois pas ce qu’ils leur trouvent ! Un goût de sucre et de pas grand-chose d’autre, et un… « arrière-arrière-goût » plus que louche qui m’a fait croire au début que j’avais un problème de digestion (beurk !). Je leur ai donné deux chances, eu les mêmes impressions désagréables les deux fois, puis j’ai jeté le reste à la poubelle.
Coco Pops LunaStella : bon, les Trésor chocolat au lait-noisettes sont pas trop mal sans être excellentes, mais les LunaStella étaient franchement ratées. Goût trop sucré et pas convaincant du tout, j’ai eu du mal à croire que c’était des Kellogg’s (je fais confiance à cette marque d’habitude !).
Les céréales à la châtaigne que ma mère avait rapportées une fois d'une fête de la châtaigne dans un village d'Alsace où des gens chantaient du Jean Ferrat. Elles ont fini à la poubelle. Pourtant j’aime bien la châtaigne.

samedi 14 décembre 2013

Une recette en BD mal dessinée pour faire des gâteaux au chocolat noir, au gingembre confit et aux noisettes

Le principe est complètement piqué sur À Boire et à Manger, le blog de Guillaume Long. Mais en moins bien, et surtout en mal dessiné. [edit : D’ailleurs je lui ai pris une blague sans le faire exprès ! Mes excuses.]

(cliquez pour pouvoir lire quelque chose !)

lundi 12 août 2013

Une autre recette pour l’été :

Simple trifle (ou trifle simplifié) à ce que vous voulez :

1) Superposez dans une coupe :




et 2) laissez une heure au réfrigérateur avant de servir.

C'est facile (plus ou moins selon qu'on achète les éléments tout prêts ou qu'on les prépare soi-même) et délicieux !

* La recette de crème anglaise de ma maman :

{ 1 jaune d'œuf pour 10 cl de lait et 10 grammes de sucre (à multiplier selon la quantité souhaitée) + de la vanille (en gousse c'est mieux, mais c'est cher, mais c'est mieux) }

a) fouetter le jaune d’œuf et le sucre ensemble jusqu’à ce que le mélange blanchisse ;
b) faire bouillir le lait et la vanille ensemble (si vous avez la vanille en gousse, ouvrez-la, grattez l'intérieur avec un couteau et gardez bien les grains de vanille à l’intérieur) ;
c) mélanger les deux mélanges hors du feu, et remettre à cuire à feu doux en remuant constamment (faire des 8 avec une cuillère en bois) jusqu'à ce que la crème « nappe » la cuillère (= ait un tout petit peu épaissi).

Il ne faut surtout pas que ça se remettre à bouillir ! Sinon la consistance est toute foireuse.

+ Pour faire la compote, ça dépend des fruits que vous avez, mais bon, c'est très simple en principe. Faut les faire cuire avec du sucre. Ça donne une compote.

On peut trouver plus subtil et/ou plus orthodoxe comme recette de trifle, bien sûr, mais celle-là me plaît déjà beaucoup !

+ On peut aussi rajouter de l'agar-agar (ou équivalent) dans la crème anglaise si on préfère une crème plus épaisse, qui laisse les biscuits un peu croustillants.

N.B. Le trifle est un dessert anglais.
Prononcez /ˈtraɪfl/ si vous voulez avoir l’air snob, sinon
/tʁajfœl/ je crois
(quelque chose comme « traille feule »).

mardi 16 juillet 2013

Pour l'été :


(l’acidité du jus du citron tempère la sucrosité du sirop et vice-versa) ;


(le crâne donne un goût de mort à l’ensemble — cette recette m’a été confiée en rêve par un sorcier nécrophage qui délirait et crachait la moitié des mots dans sa barbe de 379 jours).

J’hésite à donner un nom à la première recette parce que 1) je ne sais pas si ça existe déjà (auquel cas ça a sans doute déjà un nom), 2) il y a tellement de noms possibles que je n’arrive pas à me décider. Le meilleur nom possible m’échappe sans doute encore.

La deuxième boisson s’appelle Fxvzpqlxwcemqz, et le volcan joyeux qui érupte s’appelle Pedro.

Si vous voulez de vraies recettes en BD bien dessinées, allez voir sur le blog de Guillaume Long, À Boire et à Manger.